
L’arrivée de l’eau courante dans notre village, en 1910, fut sans conteste une amélioration considérable pour le confort des habitants. Sept années furent nécessaires pour que l’eau parvienne chez tous les habitants.
Finie la corvée, maintes fois répétée, où chacun se rendait aux puits ou aux mares chercher l’eau nécessaire à la consommation. Plus besoin d’y venir pomper l’eau pour l’extinction d’un éventuel incendie. Cette avancée technique apportait des changements quant aux habitudes des Vinneutiers.
On prit conscience alors de la nécessité de supprimer les mares du village ainsi désertées, devenues d’inutilité publique, et facteurs d’insalubrité du fait des eaux stagnantes et nauséabondes.
Au fil des ans, elles seront vidées, curées, remblayées et auront disparu ainsi de notre paysage rural. Leur suppression, commencée dès 1900, demandera un quart de siècle. La plus connue de ces mares étant celle de la rue Mirabeau (ici même), autour de laquelle la population était venue nombreuse ce dimanche de 1910, y planter l’arbre de la Mutualité.
