Les arènes du Bouscat
Les arènes du Bouscat furent édifiées en 1921 par M. Émile Lataste, ancien locataire des arènes de la Benatte.
Attendues impatiemment par les aficionados qui désiraient avant tout une « plaza » édifiée en dur qui leur permettrait d’assister à des « corridas de muerte » et de voir enfin des « carteles » aussi fabuleux qu'en Espagne . Elles furent inaugurés le 8 mai 1921 sous la dénomination de « plaza » de Bordeaux-Bouscat
Le jour de l'inauguration, tous les plus passionnées de Corridas étaient aux rendez-vous et manifestaient leur détermination a l'aide de pancartes sur lesquelles on pouvait lire :
« Vive la corridas! » « Tous pour Aficion ! »
Cette première corrida ne fut pas inoubliable, mais un futur riche en émotion et en qualité était entrevue par les spectateurs. Le novillada du 5 juin 1921 devait attester cette espérance et ouvrir le paseo à toute une quirielle de « fiestas » de première catégorie.
Puis les problèmes engendrés par la guerre d'Espagne (1936-1939) et la deuxième guerre mondiale (1940-1945) devaient gêner le déroulement des « Temporadas » françaises.
Après ce triste épisode de l'histoire, le « boom économique » d'après-guerre profita aussi à la tauromachie. Les arènes de Bordeaux-Bouscat proposèrent des « matadors » de première ligne.
L'aficion bordelaise de plus en plus connaisseuse et exigeante, fut comblée, et ceci jusqu'à cette dramatique novillada où sous les débris d'un escalier, trop fragile, la tauromachie bordelaise devait être ensevelie.
Le 10 juillet 1961, le quotidien « Sud Ouest » titrait :
« Tragique fin de Corrida au Bouscat. Un escalier s'effondre. Une caudérannaise tuée, six blessés ».
D'après les conclusions d'un expert évoquées dans le sud ouest du 15 mars 1962 , il fallait reconstruire la totalité des arènes à l’exception des six premiers rangs.
Une telle entreprise demandait un investissement que M Lataste ne pouvait pas envisager.
En 1970 l'édifice de la « Plaza de Bordeaux-Bouscat » est détruit. Nous trouvons aujourd'ui une résidence au nom prédes tiné : « Les arènes »