A la fin de l'année 1917, les Quakers Américains se joignirent aux Quakers anglais et l'oeuvre devint anglo-américaine. En septembre 1919, la Mission anglo-américaine de la Société des Amis céda l'administration de l'oeuvre à un Comité marnais. L'oeuvre, qui avait un caractère provisoire, devint permanente et prit le nom de « Maison Maternelle de la Marne ». Les Comités de Londres et de Philadelphie donnèrent les fonds nécessaires à la construction de nouveaux locaux, 47, Avenue de Strasbourg. Leur don fut complété par une subvention du Pari mutuel et l'on put abriter, en mai 1922, les mères et les enfants 'de la Maison Maternelle dans un bel établissement où les exigences de la science et de l'hygiène n'ont pas fait oublier celles de l'esthétique.

Cette statue se trouve à la Maison Maternelle de la Marne
Édifiée dans un grand jardin et entourée d'arbres, la Maison Maternelle, long bâtiment en rez-de-chaussée et à deux ailes, comprend quatre services :
1° Une Maternité de trente lits, où peuvent être reçues, avant, pendant et après leurs couches, des mères de toutes les classes sociales, le service comprenant non seulement des salles communes, mais encore des chambres à un lit et à deux lits, pour les pensionnaires de condition aisée.
2° Une crèche de dix lits pouvant abriter des enfants de 2 à 9 ans dont les mères viennent à la Maternité pour leurs couches.
3° Un hôpital pouponnière de 30 lits, où sont reçus les enfants débiles ayant besoin de soins éclairés.
4° Enfin, dans un petit pavillon spécial, un service de consultations :
a) pour les nourrissons
b) pour les femmes enceintes.
Le personnel infirmier, recruté avec le plus grand soin, se compose :
1° D'un personnel permanent et diplômé
2° De stagiaires, jeunes Anglaises, Américaines et Françaises venant apprendre à la Maison Maternelle, à soigner les mères et les bébés (1).
La Maison Maternelle de la Marne est une oeuvre privée réunissant dans son Conseil d'Administration des hommes et des femmes de tous les partis politiques et de toutes les religions. C'est une oeuvre d'union, généreusement subventionnée par l'Etat, le département et les communes.
Admirablement installée pour soigner les mères et les enfants, elle continue, en temps de paix, l'oeuvre de reconstruction que les fondateurs avaient commencée en temps de guerre.
Ajoutons que l'inauguration eut lieu le 17 juin 1922, SOUS les auspices de Léon Bourgeois, président du Sénat et la présidence du Préfet de la Marne.
Deux noms resteront attachés à la « Maison Maternelle de la Marne»: l'Amie anglaise, Edith Pye, à qui le Gouvernement français conféra la Légion d'honneur, et Mlle Merle, sa directrice et son animatrice depuis plus de seize ans. Ajoutons encore que Mlle Merle est la tante du jeune protestant, Philippe Vernier qui, pour motif de conscience, passa deux années de sa vie en prison pour refus de servir dans l'armée (août 1933 - décembre 1935).
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