Plus qu’un simple abreuvoir
A la claire fontaine ...
Situées dans ou à proximité des regroupements villageois, les fontaines de Genève ont leur histoire propre. Une histoire qui a débouché sur des constructions complexes, parfois hétéroclites, mais jamais banales.
Sans eau, pas de vie, mais pas de linge propre non plus!
Objet utilitaire par essence, la fontaine a été, jusqu’à ce que «l’eau de la ville» inonde les campagnes, un élément central de la vie rurale
ge nevoise. Central, parce que, paradoxalement, dans une contrée striée par un dense réseau fluviatile, les eaux de surface peuvent se faire
rares.
Le particulier, lorsqu’il n’a pas la chance d’avoir de puits chez soi, allait y puiser son eau de consommation courante. On y menait aussi le bétail et les chevaux pour les abreuver. Station-service avant la lettre, la fontaine occupe souvent, hors ou dans les localités, l’angle d’une croisée de chemins. Enfin, la fontaine se fait aussi lavoir et, en tant que tel, lieu social s’animant au rythme annuel ou semestriel. Elle prend alors des dimensions considérables. Le couvert dont elle est parfois dotée, ou les murs qui l’entourent, gardaient des intempéries les lavandières occupées des jours durant.
Les matériaux
Les bassins de bois, peu onéreux, ont aujourd’hui disparu. Dès le XVIIIème siècle, si l’on se fie aux trop rares dates portées par les objets eux-mêmes, ils ont été remplacés par la pierre blanche qui tient aussi une place de choix parmi les matériaux mis en œuvre pour la
confection des chèvres ainsi que des socles des piles du cou-
vert. Ce calcaire, souvent originaire du Jura, se marie de manière très heureuse avec le gris changeant et rebondi du traditionnel pavage de boulet qui entoure la fontaine et compose ses rigoles, régulatrices de l’évacuation des eaux usées. La pierre grise ne se rencontre
qu’exceptionnellement, et il faut attendre le tournant du XXème
siècle pour voir, peu à peu, le béton s’imposer.
Les formes
Ces caractères généraux se conjuguent à la diversité infinie des formes et des agencements et il faudra attendre
les années 1870 pour voir les premiers signes d’une standardisation qui, à l’échelle du canton, restera pourtant toujours marginale.
Couverte ou non, de la plus simple à la plus grandiose,
chacune a son caractère, son charme.
Source: http://ivs.sylon.net/fileadmin/user_upload/kantonshefte/pdf/ge_kantonsheft_150.pdf
Commune de Gy

Ces armes "d'azur à la gerbe d'or" sont celles du procureur général Pierre d'Airebaudouz.
On lui doit le temple de Gy, qui fut construit en 1609.
Les armoiries de la commune de Gy furent adoptées par le Conseil municipal le 5 septembre 1924 et approuvées par le Conseil d'Etat le 23 septembre 1924.
La commune de Gy fut créée en 1850 par la loi sur la division de la commune de Jussy dont jusqu'alors elle faisait partie.
Situé sur un plateau entre les Voirons et le lac, Gy dispose d’une vue exceptionnelle sur tous les monts et sommets qui bordent le canton : Coteaux de Douvaine, Préalpes savoyardes, Mont-de-Sion, Jura et coteaux de Vaud.
Gy, c’est un village ramassé, lié par sa mairie, son temple, son école, son auberge, sa poste et ses grands bâtiments de ferme pour certains transformés en habitation afin d’y accueillir de nouvelles familles.
Gy c’est également un territoire de 330 hectares, dont plus de 100 hectares de surfaces boisées, avec notamment son parcours Vita et la réserve des Prés de Villette, réserve marécageuse déclarée d’importance nationale par la Confédération. Une nature préservée faite de grands espaces avec une agriculture omniprésente qui modèle des paysages variés. Grandes cultures, viticulture et élevage sources de productions de qualité et de proximité.
Gy, c’est surtout des habitants, les gytanes et les gytans qui sont un subtil mélange entre gens de la terre et gens des villes. Une harmonie toute dans le respect et dans la nuance.
L’histoire de Gy est à la fois l’histoire de Genève, de la Savoie, du royaume de Sardaigne et de la Réforme. Le nom de Gy est mentionné par écrit pour la première fois en 1227. On le retrouve ensuite sous différentes formes. La première, très latine, est Gaiacum puis nous découvrons Gyez, Gye et enfin Gy.
A la Réforme, Gy fut incorporé à Genève. Et les Gytans, juste à la limite géographique des confessions eurent l’âme passablement écartelée. Pour mieux les amadouer, Genève fit construire le ravissant petit temple, le premier temple édifié en campagne. D’architecture très sobre, le temple est un reflet de l’austérité calviniste. Pour bien marquer son appartenance à Genève, les armes et la devise de la Rome protestante furent apposées sur la façade avec la date du début des travaux, 1609. Par le traité de Turin en 1754, signé entre Genève et le roi de Sardaigne, Gy fut incorporé au Mandement de Jussy. Mais entre les gens de Jussy et les gens de Gy, l’entente était houleuse. La séparation eut lieu le 9 novembre 1850. Dès cette date, Gy est une commune à part entière.