Ce dont on est sûr, c'est que l’existence de la paroisse est attestée dès le 11e siècle sous le nom de St Paterne dans deux chartes : l’une émise par le Duc de Normandie Richard II, et l’autre par le Roi de France Robert Ier.
Ces deux chartes attestent de l’appartenance de ce lieu de culte à l’abbaye de Fécamp. L’église primitive était donc dédiée à St Paterne, évêque d’Avranches au 6e siècle. Au cours de son histoire, par suite de déformations orales, il est probable que cet édifice porte ensuite le nom de St Paër (autre nom de Paterne), dont découlerait ensuite St Pierre. Quant au châtel, il s’agirait selon l’archéologue Jacques le Maho d’une évocation d’un lieu de défense proche ou peut-être d'une simple tour de défense voir d'une maison fortifiée.
Qu’est-ce aujourd’hui ? Quelques vestiges méconnus du grand public dans un état de délabrement très avancé. Les vestiges actuels sont ceux de l’église rebâtie aux 15e et 16e siècles qui a accueilli diverses confréries dont celles des Agonisants et des Pèlerins de St Pierre de Rome. Ils témoignent de l'omniprésence du style gothique à Rouen , notamment du style flamboyant. Cette église présentait la particularité de posséder deux nefs.
Son histoire s’est brusquement assombrie à la veille de la Révolution , lorsqu’une importante remise en état s’avéra nécessaire dans une période de disette financière. L’église sera vendue à la fin de 1791, puis utilisée à différentes fins et notamment comme magasins et écuries des Nouvelles Galeries à l’aube du 19e siècle.
En 1913, un bruit circule que la tour pourrait être rasée. Malgré une tentative de mouvement d’opinion en 1920 pour sa conservation, on peut chercher en vain les statues des prophètes installées autrefois sur les contreforts. Elles ont tout simplement été "descendues" et sciées en 1921 ainsi que les gargouilles pour des raisons de sécurité. Déjà ! Les protestations n’y feront rien, mais quatre statues seront malgré tout hébergées au cloître Ste Marie ainsi que quelques beaux vitraux aux musée des antiquités.
A partir de 1924, c’est une entreprise de chauffage central qui investit les lieux, juste avant que son classement aux Monuments Historiques en 1926 n’évite la vente de sa charpente.
La totalité de la nef nord et le collatéral étaient couverts par une voûte de bois peint avec une charpente aux entraits sculptés. Elle fut heureusement démontée à la veille du bombardement du 30 mai 1944, et une grande partie de ces bois précieux existe toujours, entreposée dans un hangar de la rive gauche .
L'église a été détruite lors des bombardements alliés sur Rouen en 1944 , ce qui explique qu'elle soit réduite à l'état de ruine actuellement et pour couronner le tout, le creusement d’une tranchée à la fin de 1951, entrainera l’affaissement d’une partie de l’édifice déjà mal en point.
Si la sauvegarde de St Pierre du Châtel vous intéresse, n’hésiter pas à contacter P’tit Pat’ Rouennais qui a déjà constitué un groupe actif de défense. http://www.ptit-pat-rouennais.fr/
(source Rouen Métropole Infos, Wiki, P'tit Pat Rouennais)
La cache est située dans le square éponyme qui était son ancien cimetière. Il est ouvert en journée et fermé la nuit. Les horaires ne sont pas indiqués.