Avant les années 1950, la majorité des riches terres agricoles des basses terres du bas St-Laurent sont exploitées par des familles nombreuses, qui utilisent des instruments agraires rudimentaires. La vente des maigres surplus de la ferme permet d'acheter les biens essentiels.
L’agriculture à cette époque n’était pas de tout repos, tout devait se faire manuellement n’ayant pas les moyens technologiques d'aujourd’hui. Ainsi, les fermiers devaient dans un premier temps procéder au déboisement des terres convoitées, ainsi, la coupe des arbres se faisait à l’aide de sciottes et de haches. Une fois coupés, les arbres devenaient le bois de chauffage mais encore fallait-il retirer les racines, dur travail effectué à l’aide de chaines et de chevaux.
Une fois le déboisement effectué, la terre devait être labouré, travail qui était fait à l’aide de charrues tirés par des chevaux ou des bœufs, au passage, la charrue faisait ressortir des pierres du sol, encore une fois, manuellement, les fermiers plaçaient ces pierres dans des charrues et puis les empilaient le long de leur ligne de terrain formant ainsi de long murets ressemblant a des clôtures de pierre variant en hauteur et en largeur tout dépendant de la quantité de pierres déterrées lors des labours.
On peut retrouver ces murets de pierre un peu partout dans les plaines des basses terres du St-Laurent
"Ces terres qui occupent une superficie de 46 000 km2 (dont 5 000 km2 aux États-Unis), on entend la plaine qui borde le FLEUVE SAINT-LAURENT entre la ville de Québec, à l'est, et Brockville (Ontario), à l'ouest. À l'ouest, cette plaine comprend la vallée de l'Outaouais jusqu'à Renfrew (Ontario). D'une longueur de 450 km d'ouest en est, cette plaine a une largeur de 100 km dans sa partie ouest, qui se ramène à 35 km à Québec, et a un bras qui s'étend à 130 km au sud, dans la vallée du lac CHAMPLAIN.
À grande échelle, le relief est le résultat de 100 millions d'années de météorisation et d'érosion par les rivières des strates paléozoïques horizontales à légèrement inclinées qui constituent les basses terres. Ces roches, des plus anciennes (les plus profondes) aux plus récentes (les moins profondes), sont le grès, la dolomie, le calcaire et le shale, vieilles de 520 à 480 millions d'années. Ces sédiments se trouvent dans un bassin entouré de roches cristallines plus anciennes et plus résistantes. Sous les roches sédimentaires, se trouve une ancienne surface d'érosion à relief modéré, constituée de roches précambriennes plus anciennes (1000 millions d'années).
Les basses terres sont dominées par les collines montérégiennes, série de monts isolés dans une ceinture d'une vingtaine de kilomètres de large s'étendant vers l'est, de Montréal jusqu'aux Appalaches. Ce sont, de l'ouest à l'est, les monts Royal (231 m), Saint-Bruno (213 m), Saint-Hilaire (404 m), Saint-Grégoire (229 m), Rougemont (366 m), Yamaska (411 m), Shefford (518 m) et Brome (548 m). Tous sont des vestiges érosifs de roches ignées intrusives d'âge crétacé inférieur (de 144 à 97,5 millions d'années). Il ne subsiste aucune preuve directe pouvant témoigner de la formation de volcans au-dessus des intrusions.
Les détails du relief des basses terres d'aujourd'hui résultent de la dernière glaciation continentale, d'une submersion marine ultérieure, d'une émersion et finalement de l'érosion et de la sédimentation fluviale. La preuve d'une période de glaciation antérieure a été effacée par les glaciations subséquentes, mais les dépôts exposés dans les vallées près du lac Saint-Pierre indiquent qu'un premier intervalle de météorisation et de déposition de graviers fluviaux a été suivi d'au moins deux périodes glaciaires séparées par l'intervalle non glaciaire de Saint-Pierre, pendant lequel de la tourbe et des sédiments lacustres se sont accumulés. Cet intervalle s'est produit il y a environ 70 000 à probablement 34 000 ans.
Les terres les plus fertiles du Québec se situent majoritairement sur les basses terres du Saint-Laurent qui constituent la principale zone agricole québécoise. Cette région est formée de vastes plaines couvertes de roches sédimentaires et d’anciens dépôts marins. Les sols, grâce à ces résidus, sont donc extrêmement fertiles et se prêtent bien à l’agriculture. L'argile de ces terres est utilisée pour fabriquer des briques et des tuiles, le sable et le gravier sont utilisés pour construire les routes et comme matériaux de construction. On extrait le roc des basses terres pour la pierre à bâtir, la silice, le ciment, la chaux, la pierre concassée, l'agrégat de béton et enfin pour la fabrication de briques et de tuiles."
1) Qu'est-ce qui, selon vous a rendu ces terres si fertiles ?
2) De quel époque peut-on penser que ces roches et celles de la région de Oka et St-André datent ?
3) De quel 4 types de roches peut-on supposer que soient composés ces murets de pierre ?
4) Quel type de terrain peut-on observer dans toute la région des basses terres du St-Laurent ?
5) Indiquez moi la date et l'heure de votre visite
Si le cœur vous en dit, envoyez moi une photo de vous et votre GPS au pied d'un des murets retrouvé dans le parc de Belle Rivière