Christian Bernon et Roger Bertrand ont servi en gare de Servon
Christian, Eugène, Adrien BERNON est né le 28 septembre 1923 à Saint-Lambert-des-Levées (Maine-et-Loire) et est issu d'une famille de cheminots (grand-père, père et frère). Lycéen au lycée Châteaubriand (actuellement lycée Emile Zola) de Rennes, Christian BERNON y est agent de liaison entre le comité de résistance du lycée et le réseau « Overcloud » auquel appartient son père. Il est arrêté en juin 1941, au cours de la fête de Jeanne d'Arc, place de la mairie à Rennes, pour avoir arboré sur sa manche un écusson en forme de croix de Lorraine et effectue plus de trente jours de rétention à la prison pour hommes Jacques Cartier de Rennes. Son père, Léon BERNON, est lui-même arrêté le 1er juin 1942 à Rennes, emprisonné à Angers, puis à Fresnes pendant quatre vingt treize jours, au secret, avant d'être relâché – faute de preuves – par les autorités allemandes d'occupation.
Après avoir terminé ses études au lycée, Christian BERNON entre à la SNCF comme facteur-mixte et sert successivement dans les gares de Rennes (octobre 1942), Messac (novembre 1942), puis Servon-sur-Vilaine (octobre 1943). Le 17 août 1944, il démissionne de la SNCF, pour s'engager dans la 1ère division française libre (1ère DFL), future 2ème division blindée/division Leclerc, dans le régiment de marche du Tchad (RMT).
Il participe à la libération de Paris les 24 et 25 août, puis à la déferlante de la division Leclerc vers l'Est de la France. Christian BERNON ne connaîtra pas la prise du nid d'aigle à Berchtesgaden puisqu'il meurt au combat le 2 décembre 1944 à Herbsheim (Bas-Rhin) lorsque son régiment entreprend la libération de la région de Strasbourg. Sa famille l'apprendra le 23 février 1945.
A la demande de ses parents, Christian BERNON est enterré au cimetière de Saint-Lambert-des-Levées. Une rue située à Rennes, dans le lotissement Legendre porte son nom. Son nom figure également sur le monument commémoratif de la 2ème DB, place du 25 août 1944 à Paris 14ème (quartier Montparnasse).
Quant à Roger BERTRAND, né le 27 décembre 1925 à Dijon, il est affecté en gare de Servon-sur-Vilaine en qualité de mécanicien, quand il entre en résistance, ce qui lui vaut d'être arrêté par les autorités d'occupation puis d'être déporté vers Dachau.
Il décède le 21 décembre 1944, sur le territoire de la commune d'Hersbruck à proximité de Nuremberg. Son nom figure sur la plaque commémorative du quartier des Poussots de Dijon, plaque édifiée à la mémoire des enfants de ce quartier, morts pour la France.
source : http://www.ville-servonsurvilaine.fr/actualites/actualites-municipalite/item/169-pose-d-une-stele-a-la-memoire-de-deux-cheminots