Au XIe siècle le bourg de Crépy appartient aux moines de Laon. En 1184, moyennant de très lourdes conditions, Philippe Auguste octroie aux habitants des franchises communales. Il veut se servir de Crépy comme ville forte.
Au XIVe siècle, pendant la captivité du roi Jean II, le Dauphin Charles (futur Charles V) autorise la ville à se fortifier pour résister aux Anglais. Crépy repousse leurs attaques et, en 1360, le Dauphin pour récompenser les habitants de leur résistance accorde à la ville une foire franche annuelle de huit jours. En 1373 la ville est saccagée et pillée par les Anglais.
En 1420, Crépy est prise par les Bourguignons. Les habitants de Laon qui ont vu d’un mauvais œil s’élever les fortifications de Crépy, saisissent cette occasion pour en demander la démolition au Duc de Bourgogne qui la leur accorde. La ville forte fut ainsi démantelée au cours du XVe siècle.
En 1568, en plein période de guerre civile, la ville est saccagée par les Calvinistes, ce qui engage les habitants à rétablir les murs quelques années plus tard.
En 1590, les Ligueurs catholiques tentent de s’emparer de Crépy mais sont repoussés par une garnison royaliste, un voisinage qui incommode les habitants de Laon. Ces derniers offrent alors la somme de mille écus au Duc de Mayenne pour réduire la garnison. La ville de Crépy est emportée de force, une partie des habitants massacrée et ses remparts abattus jusqu’au pied.
Les vestiges des remparts, visibles encore aujourd’hui témoignent du système de défense basé sur un système d’inondation commandé en cas d’attaque : le terrain marécageux et bas s’y prêtant bien.
Ce talus, entourant le village, est aujourd'hui planté de pommiers à cidre.
En parcourant le tour des remparts de Crépy, vous passerez par l’abreuvoir dit du fer à cheval et par le lavoir du Parlement, alimentés tous deux par la Buzelle, petit ruisseau qui prend sa source en forêt de Saint Gobain.
Soyez très discrets dans vos recherches!