L’envie d’une promenade ne s’était pas fait ressentir depuis bien longtemps, et c’est autour d’un ancien village fermier que vos pas vous mènent. C’aurait pu être l’occasion de flâner, d’ausculter les récoltes et de confirmer une année prospère.
C’était sans compter sur le mauvais temps. Aussi spontanés qu’imprévisibles, de gros nuages traversent les cieux, l’air s’alourdit et se charge. Etait-ce votre pressentiment qu’il se passerait un événement remarquable ? La foudre ne frappera qu’une fois ce jour, déchirant le plus grand des arbres en deux dans un crépitement assourdissant.
A peine remis de l’incroyable proximité de l’éclair que le soleil refait son éclatante apparition, chassant les caprices célestes. Une silhouette dépenaillée se tient également près de vous, ce qui ne manque pas de vous surprendre. Les oreillles bourdonnantes vous avaient masqué ses pas.
Après avoir réajusté sa tenue, vous découvrez l’allure champêtre de la nouvelle venue, simple et gracieuse.
Bonjour, promeneur, dit-elle d’une voix claire, je suis Epona. Pourriez-vous m’aider ? Il semblerait que la foudre ait enrayé ma corne d’abondance. Sans votre concours, je crains que notre chère terre ne nous fournisse plus ses trésors. Finies les moissons glorieuses, les cueillettes miraculeuses et les chasses généreuses. Vous ne laisseriez pas ceci arriver, n’est-ce-pas ?
Pour me souvenir comment faire, je dois à nouveau discerner les couleurs. La foudre m’ayant picoté le nez, je ne distingue qu’un mélange de gris. Soulevez ce voile qui me cache la vue.