LES LAVOIRS
La plupart des lavoirs date du XIXe siècle et du début du XXe siècle durant cette période leur multiplication accompagne une « révolution hygiéniste » qui s’impose pendant cette période. Ils possèdent alors une grande importance sociologique locale et rythment la vie des menehildiens (et surtout des menehildiennes !) au début du siècle dernier. L’arrivée massive des équipements ménagers pendant les Trente glorieuses met un terme assez brutal à l’activité des lavoirs.
Les lavoirs étaient un endroit où les ménagères se rencontraient, et où les conversations étaient parfois très animées. Certaines femmes, « les laveuses » ou encore « les lessiveuses », avaient fait de cette besogne un métier, leur travail était parfois difficile car en hiver il fallait casser la glace.
Le plus grand des lavoirs construit en 1724, se trouvait sous le pont de pierre. Il avait été détruit en juin 1944 et reconstruit en béton. On le nommait pour des raisons évidentes « le Parlement ». A genoux, on frottait, on rinçait et on tordait le linge avant de le lancer sur une barre en bois qui surplombaient l’emplacement où se trouvait la lessiveuse. Lorsque par mégarde une lessiveuse faisait tomber dans l’eau un linge elle devait le récupérer aux vannes quelques mètres plus loin !

