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Saint-Yvon #5 - L'histoire de la torpille Traditional Cache

Difficulty:
1.5 out of 5
Terrain:
1.5 out of 5

Size: Size:   small (small)

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Geocache Description:

Saint-Yvon
Village natal de ma douce

Le village de Saint-Yvon fut tout d'abord nommé pointe-Sèche. Puis en 1886 le maître de poste, d'origine française, donne le toponyme de Saint-Yvon, en souvenir de son lieu de naissance, au bureau de poste aujourd'hui fermé. Durant la Seconde Guerre mondiale, une torpille allemande atteint un rocher et cause tout un émoi dans le village.


En juillet 2012, La Petite Séduction fait découvrir à Anthony Kavanagh la municipalité de Cloridorme (dont fait partie Saint-Yvon). Point fort de l'évènement, l'histoire de la torpille est racontée par nul autre que mon beau-papa ! Voici son histoire:

Le 8 septembre 1942, j’avais 4 ans, j’allais rejoindre mon père qui arrivait de la pêche. Quand je suis arrivé au bord de la côte, près du rivage, j’ai été surpris de voir un navire (le Meadcliffe Hall) qui était chargé de bois de pulpe, klaxonnant pour signifier le danger aux villageois et, au même moment, j’ai aperçu, au bout de la pointe, une torpille fendant la vague, d’une vitesse vertigineuse et laissant s’échapper un bruit terrifiant. Le capitaine du bateau, qui a vu de justesse la torpille, a changé sa trajectoire pour laisser passer celle-ci qui a frappé dans les rochers au Cap Saint-Yvon… quel coup! C’est comme si le ciel m’était tombé sur la tête, je tremblais, je vivais un moment de terreur, cela m’a marqué pour la vie. La panique s’est installée au village, on croyait que c’était la fin du monde. Plusieurs fenêtres aux maisons du village ont éclaté, une épaisse fumée noire a recouvert le village, des maisons ont bougé sur leur fondation au point de faire tomber les cadres accrochés aux murs à l’intérieur. Les animaux dans les champs étaient en peur, madame Marguerite (Maggie) Côté était en train de traire sa vache, assise sur son petit banc et la vache est partie en peur, renversant la chaudière de lait et madame est tombée en bas de son petit banc. Ce n’était pas drôle. On recommandait aux gens de baisser les toiles le soir pour éviter toute lumière à l’extérieur. L’armée de réserve avait érigé une barrière et on arrêtait les automobiles pour peinturer une partie des phares de couleur kaki. On craignait l’attaque des sous-marins la nuit. Les pêcheurs racontaient que, parfois, les sous-marins remontaient en surface et redescendaient, à travers les petites barques. Ces gens-là avaient un courage incroyable, malgré le stress qu’ils ont dû vivre. Le capitaine du navire et son équipe ont tellement eu peur qu’ils ont subi un traumatisme les obligeant à s’arrêter à Petite-Vallée pour y passer la nuit, croyant qu’il y avait des morts à Saint-Yvon. Heureusement, aucun mort ni blessé. La marée étant basse, cela aidé à éviter la catastrophe. M. Rock Côté, un résidant de Saint-Yvon, a récupéré la torpille et le moteur en les accrochant avec un grappin et en les remorquant jusqu’au rivage. Plusieurs jours après, les officiers de l’armée, qu’on appelle « les prévots », lui ont tout enlevé, disant que c’était pour expertise. Ils lui ont remis après la guerre. M. Côté, ayant eu la brillante idée de se construire un petit kiosque, a entreposé la torpille à l’intérieur pour ensuite y placer une enseigne où on pouvait y lire « Ici torpille allemande à visiter ». Ce fut très populaire, les autobus du Canada et des États-Unis s’arrêtaient pour la visiter. Aujourd’hui, cette torpille est au Musée de la Gaspésie à Gaspé.

Apportez votre crayon.
Gloire pour la PAT.


Le podium est complet. Félicitations aux premiers géocacheurs !

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