Le chaume a longtemps servi pour recouvrir les toitures rurales (de là vient la dénomination de chaumières). Cet usage était très répandu jusqu'à la fin du XIXe siècle. Son déclin est dû, d'une part aux progrès de l'agriculture qui conduisirent à l'abandon de l'usage de la faucille au profit de la faux, et, d'autre part, à des arrêtés municipaux qui en proscrivirent l'usage à la fin du XIXe siècles, incités par les compagnies d'assurance du fait du risque de propagation des incendies.
Toutefois les toits de chaume persistèrent dans certaines régions (localement en Bretagne, mais surtout en Normandie). Les paysans regrettèrent le chaume, du fait du confort thermique et phonique qu'il procurait et de son coût négligeable.
Il connaît un renouveau pour ses qualités d'isolant thermique et phonique. De plus, c'est un matériau issu d'une ressource renouvelable. Grâce à des outils mieux conçus, la pose est désormais plus compacte. Ainsi le chaume ne craint plus ni les rongeurs ni le feu.