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les chevaliers de Villedieu Traditional Cache

This cache has been archived.

The Publisher: Bonjour,

Puisqu'il n'y a pas eu de maintenance dans un laps de temps raisonnable, j'archive cette cache.
voir aussi : http://www.geocaching.com/about/guidelines.aspx#cachemaintenance.

Cordialement,
The Publisher - Groundspeak Volunteer Reviewer.

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Hidden : 9/15/2014
Difficulty:
2 out of 5
Terrain:
1.5 out of 5

Size: Size:   small (small)

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Geocache Description:

en ce lieu se dressait un chateau de templiers. il fut détruit pour bâtir l'église en au début du XXè siècle.

à 2 pas  vivait un des plus fameux braconniers du pays. Longtemps pourchassé par la maréchaussé

jamais rattrapé.

j'espère (très modestement) , que cet espace lointainement parcourue par nos ayeux chevaliers pendant 9 siècles, et par ce fameux Jules, vous apportera un plus" ,après cette petite lecture et cette géocache.

si vous cherchez un petit coin tranquille et ombragé où s'assoupir en écoutant les enfants jouer, c'est ici.

Jules du Grand-Logis Qui ? Au Grand logis de Villedieu la Blouère, et même dans notre bonne bourgade n’a pas connu Jules Plard… entre 1900 et 1940. Il était né vers 1885, environ à l’âge de mon père. Il avait toujours vécu là à Villedieu, de l’autre côté de la rue du Grand-Logis par rapport à notre maison, dans la seconde maison basse de tisserand (« Tisserand » qu’il était en partie du temps…) Plus loin, sur la gauche était le vrai Grand-Logis, vieille grande bâtisse à étage, ancienne garnison des Templiers datant du XIIe siècle et fort bien conservée, toujours bien entretenue par le propriétaire, notre ami Pascal et son Epouse. La première maison en bord de route était habitée par Louis Rousseau, veuve d’Agathe thomas, une cousine éloignée, Tisserand lui aussi. Jules vivait là en famille avec son frère Jean, qui est décédé vers 1935 et leur petite sœur Jeanne qui était malade à vie, toute recroquevillée sur son lit, c’était très impressionnant. Cette Sœur Jeanne est décédé aussi vers 1936, « morte de consomption » disait les gens simplement… on a jamais su ce qu’elle avait exactement. Jules était donc un des rares « tisserands », comme jadis à Villedieu (… avant la naissance de la chaussure vers 1905-1910). Le travail était de plus en plus rare vu la concurrence des tissages mécaniques de Cholet. Dès l’âge de 13 ans, il allait travailler, comme manœuvre chez un maçon, très dur travail pour un gamin : brasser le mortier avec une truelle retournée au bout d’un manche de deux mètres de long, outil qui était appelé par les maçons le « S’coue-couilles » vu les va-et-vient secouant tout le corps avec la résistance que l’épais mortier demandait… et monter les seaux (10 à 12 kilos) sur l’épaule par des échelles peu sûres à 4 à 5 mètres de haut… A 40 ans beaucoup de ces braves manœuvres en avaient le corps vouté et plus ou moins contrefait… c’était le cas de notre ami Jules. Il arrêta la maçonnerie vers la trentaine et se mit à tisser (quand il y avait du travail), et aussi, il ramassait, dans des sacs de toile qu’il portait sur l’épaule, de la « guinche » sorte d’herbes sèches et douces trouvées dans les bois à des endroits bien connus de lui, qu’il vendait pour quelques menus sous au Bourrelier pour faire matelas et paillasse bon-marché. Dans ces fameux sacs de toile pleins de « guinche », il cachait lapins ou lièvres pris au collet. Mais, « nuitamment » comme on disait, il était un des meilleurs « braconnier du bourg », ce qui améliorait bien l’ordinaire. Le meilleur braconnier, en ce sens qu’il avait un sixième sens des habitudes et coutumes de tous les animaux sauvages de nos campagnes, dans le temps comme dans l’espace. Et aussi des us et coutumes des Gardes-Chasses et Gendarmes qu’il a toujours sut esquiver. On le rencontrait ainsi souvent, en campagne ou dans le bourg, un peu courbé sous le poids plus ou moins lourd de son gros sac de guinche… et autre….sur l’épaule. Habillé d’un vieux pantalon de toile bleu rapiécé tenant par une grosse corde effilochée autour des reins et « riboulé » sur ses gros sabots de bois usés et même percés parfois, un peu rembourrés de paille pour ne pas blesser les pieds. Avec son frère et sa sœur, il vivait moins que sobrement, à la limite de la misère (tout dépend comment on l’entend… ?), avec quelques poules, pour les œufs, un petit élevage de poussin pour les poulets, et élevage de lapins clapiers, comme presque toutes les familles de l’époque, tant chez les paysans que chez les ouvriers et employeurs, fabricants de tissus ou chaussures. C’était des méthodes simples, et d’écologie, qui reviennent quelques peu aujourd’hui au vingt et unième siècle dans nos campagnes, et même dans les villes. Il vendait quelques pièces de gibiers, ou il en troquait… ainsi de temps en temps, il frappait furtivement à la fenêtre du bureau de mon père et disait : « Msieur Jean ! Msieur Jean ! Voulez-vous un gros lièvre demain matin ». Mon père très peu sévèrement, lui répondait : « Jules, Jules, vous savez bien qu’il ne faut pas braconner, vous risquez d’aller en prison si vous êtes pris… », Jules de répondre : « S’agit pas de ça,… voulez-vous un lièvre ?... » Et mon père se laissait convaincre doucement, sachant bien que ce cher Jules avait grand besoin de quelques francs. Et le lendemain, immanquablement il apportait ce qu’il avait proposé. La dernière proposition de « fricassé d’anguilles » nous avait posé question, car il était peu pêcheur (ni en rivière,… ni devant le père Eternel à ce que je sache)…. Mais il nous avait expliqué que certaines nuits, de nouvelle lune, si me souvient, les anguilles courent ou plutôt rampent dans les prés pour passer d’une rivière ou d’un ruisseau ou étang à l’autre, et c’est là que Jules les attrapait …. Il faillait savoir les saisons et les dates…. Mais il les savait avec « son sixième sens » en éveil perpétuel dans sa tête, du à son observation continue des choses de la nature. De ses déboires avec les gardes-chasses et la Maréchaussée, il ne me reste en souvenirs que cette anecdote au café du carrefour du « chêne aux loups » : Alors que dans le bois de la Calotte, route de Gesté à Villedieu, il venait de « cueillir » un beau lièvre au bout d’un collet tendu la veille, sentant le garde arriver de loin, et craignant d’avoir été repéré, il fila à grandes enjambées, se cachant, tout penché derrière les haies, passant par la queue de l’étang de la Thévinière, les bois de la Nozillerie et Fortunette. Il passa derrière la Moricière et la Croix aux chats et se retrouva à rentrer, selon son habitude, par le cellier derrière l’auberge du « Chêne aux loups ». Il cacha son lièvre sous une barrique et dit à Antoine, son ami aubergiste : « si le garde-chasse arrive, dis-lui que je suis ici depuis une bonne heure…. Et avance donc ta pendule d’une demi-heure, ce sera mieux »… ce qui fut dit fut fait…. Un quart d’heure après arrivait brusquement le Garde : « Jules, c’est toi que j’ai vu vers 9 heures, sortant de la Calotte ou j’ai trouvé un collet et du poil de lièvre tout frais ». Jules de se défendre comme un beau diable et appuyant sa défense par cet argument de masse. « …. Et comment voulez-vous que je sois en même temps ici et à la Calotte, voilà une heure que je suis ici avec Antoine à Gouter le vin nouveau, voyez l’heure d’ailleurs, il est neuf heure et demi, hors, il faut une bonne heure pour venir de la Calotte !.... » Le garde en convint : « c’était sans doute pas toi alors…. » Il ne devait pas avoir sa grosse montre sur lui…. Dans les dernières années de sa vie, à l’hospice des vieux de Beaupréau, on m’a dit que la passion de braconner était telle qu’il passait par-dessus le mur qui sépare l’Hospice du grand parc du Duc, et allait, la nuit tombée, tendre des collets pour prendre des lapins et des lièvres qu’il ramenait dès l’aube du lendemain et donnait aux Sœurs de l’Hospice pour améliorer l’ordinaire. Dieu ait son Ames… et la mienne quand il lui plaira…. (aurait dit le Chevalier des Touches) Je rajoute un post-scriptum que Jules me disait qu’il était moins malheureux que ses parents qui vers la fin du dix-neuvième siècle vivaient dans une bien grande misère…. Ce qui est confirmé par le dictionnaire des communes du Maine et Loire de Célestin Port, chevalier de la légion d’honneur, Archiviste du Département, édition 1875, disant que : « dans la plupart des communes, à cette époque, entre le tiers et la moitié de la population vivait de mendicité » P. Robert novembre 2013. Voilà amie-ami géocacheur… comment ne pas partager avec toi ces quelques lignes (authentiques et touchantes), recueillies il y a peu auprès d’un jeune homme de 90 printemps. Un vrai jeune bondissant de bonne humeur chaque jour. « Hier est derrière, Demain est un mystère, Aujourd’hui est un cadeau : c’est pour cela qu’on l’appelle le PRESENT » On dit bien en Afrique, que lorsqu’un ancien s’en va c’est une bibliothèque qui brûle! Il y a forcément un ancien, un ancienne près de chez toi qui possède une bonne et belle histoire sur cette future géocache qui te trotte dans la tête…

Additional Hints (Decrypt)

dhrydhr cneg rager har syrhe gbzoé qh pvry rg yn ebaqr qrf pnvyybhk. fv ibhf êgrf qnaf yr qbhgr rg cebpur q'ha ergbhe fnaf ibger gebhinvyyr, ibhf frerm ra snvg geèf geèf cebpur. Ra rssrg p'rfg nh cvrq qh .... dhr y'ba ibvg yr zvrhk yr ....

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)