Après l'angoissante péripétie de décembre 2011 (cf GC38VMQ) mon beau-frère a procédé à des aménagements essentiellement destinés à optimiser les recherches et la localisation en cas de défaillance ou perte de contrôle.
Ainsi, afin de restreindre le périmètre potentiel à explorer, les disgracieux panneaux solaires ont été enlevés et l'autonomie ramenée à 1 heure (en conservant les batteries supplémentaires) ; la vitesse a été réduite de 36 a 18 km/h pour faciliter le maintien du contact visuel ; le système automatique de virages à droite, à 90°, en cas de perte de contrôle a été maintenu et même fortement optimisé. Enfin, un boitier de transmission automatique d'un des paramètres de vol (choix encore aléatoire mais invariable pour tout le vol, entre vitesse, énergie débitée et restante, distance, durée, altitude...) a été installé avec un déclenchement immédiat en cas de perte de contact. L'enregistrement en continu sur la tablette de commandes assure ainsi, très modestement mais efficacement, les offices d'une « boite noire ».
Et il faut bien le dire, j'ai pu depuis multiplier les sorties sans incident majeur ce qui m'a permis de prendre confiance et assurance et de m'aventurer toujours un peu plus loin sur des sites pas toujours commodément accessibles, avec un sentiment suffisamment serein quant à la fiabilité du matériel et de ses systèmes de suivi. Jusque...
La semaine dernière en effet je me suis rendu sur le Plateau de la Justice près d'une balise aéronautique, bien loin de tout curieux. Après un premier vol de prise en main et de manoeuvres diverses au titre de vérifications ultimes et après avoir inséré mon deuxième jeu de batteries chargées à bloc, j'ai eu évidemment la tentation d'amener le drone pile à la verticale de l'antenne ce que je réussis à vrai dire assez bien en à peine 10 mn. Mais là, le drame n'a pas tardé : les commandes, sans doute perturbées par la proximité des ondes et leur puissance, ne répondaient plus ! Heureusement, le système automatique de l'appareil s'est enclenché : cap au Sud (point cardinal le plus proche de sa trajectoire) suivi d'un cap à l'Ouest, puis au Nord et ainsi de suite. Par contre, la régularité des tronçons programmés pour être, sinon identiques du moins très similaires puisqu'émanant d'une même donnée aux faibles variations, s'est vite avérée des plus cahotiques (autre conséquence du choc électromagnétique ?) : tantôt inexplicablement plus courts, tantôt plus longs mais rarement identiques comme prévu ! Ainsi le drone, au lieu d'évoluer dans un même périmètre bien circonscrit, s'est éloigné dans plusieurs directions avant finalement de disparaitre de ma vue. J'ignore totalement où il a percuté le sol. Par chance les transmissions vers la tablette ont toujours été bien réceptionnées et je dispose donc de l'enregistrement complet de tous les segments de vol bornés par les virages systématiques.
Voici les éléments recueillis :
- L'enregistrement, expurgé de toutes les données techniques d'entête, de fin, des caractères de contrôle et autres checksum, sans oublier les longs silences de vols entre deux changements de cap (environ 97% de la durée totale), ne comporte plus que les seules informations essentielles.
- Au total 28 segments rectilignes (les virages à angle droit, tous sur la droite, ne sont pas mentionnés pour ne pas surcharger les transmissions).
- Les données récupérées sont de bonne qualité mais, hélas, l'information initiale sur la nature du paramètre transmis n'a pu être indentifiée.
- C'est exactement aux coordonnées N 43°43.647, E 007°20.116 que le drone a enclenché le pilotage automatique de survie avec un cap initial au 180°.
Pouvez m'aider à retrouver le jouet de mon fils ? La faible altitude et les distances parcourues réduites autorisent une approche parfaitement plane. Au besoin... je chercherai sur les quelques mètres incertains ! Merci.
