Journal de bord :
« On raconte qu’avant de s’installer dans notre région, le vieux Maturin était un pirate qui avait écumé les sept mers. Le trésor qu’il avait amassé à force de pillage était devenu tellement important qu’il fût convoité par tous les grands pirates du globe. Barbe Rousse, Le Hollandais Volant, Bouffe-Doublon, Kernok et bien d’autres.
Un jour, au large du golf d’Arabie, Maturin tomba dans une embuscade. Les combats durèrent une journée entière. Le vaisseau du capitaine Maturin était seul face à une flotte lourdement armée. Autant dire qu’il avait peu de chance de s’en sortir.
Après de longues heures de combat, tout son équipage était tombé autour de lui. La plupart de ses pièces d’artilleries étaient hors service. Sans même parler des avaries qu’avaient subit son prestigieux navire qui ne ressemblait alors plus qu’à un vieux rafiot.
Le capitaine Kernok, fut le premier à poser sa patte de bois sur le navire qu’il venait d’éperonner. Il trouva le grand Maturin à genoux, à bout de souffle suite à cette bataille sanglante. Plutôt que de le tuer directement, Kernok voulait voir le regard du vaincu lorsqu’il ferait main basse sur son trésor.
Kernok décida de descendre seul dans la cale pour profiter de son butin, laissant Maturin sur le pont surveillé par son équipage.
Quel ne fut pas la surprise de Kernok lorsqu’il se retrouva face à une cale entièrement vide. Rien mis à part quelques vivres et quelques tonneaux de poudre. C’est à ce moment précis que Kernok entendit un rire malsain et puissant qui venait du pont. Un rire qui ne cessait d’augmenter en intensité au fur et à mesure que les secondes s’écoulaient.
Kernok remonta rapidement sur le pont pris de sueurs froides. Que ce passait-il ?
Lorsqu’il franchit la lourde trappe en bois qui séparait la cale du pont, plus un bruit. Un silence pesant s’était installé sur le navire. Kernok n’entendait même plus le clapotis des vagues sur la coque du bateau.
Une brume épaisse était également tombée en ce début de soirée. Kernok avança de quelques mètres et vit que plus aucuns membres de son équipage n’étaient en vie. Pire, Maturin avait disparu.
Comment est-ce possible se demanda Kernok pris de panique ? Il n’a pas pu se jeter à la mer, ces eaux sont infestées de requins, de la même manière, il n’a pas pu à lui seul tuer l’ensemble de l’équipage, c’est impossible !
Seul perdu au large du golf d’Arabie et pris de folie, Kernok finit lui-même par se donner la mort ce soir là.
Le mystère de Maturin quant à lui, reste entier ».
Bien des années plus tard :
Un soir d’hiver il y a quelques années, assit dans son canapé, mon grand père me dit :
« Viens t’asseoir à côté de moi, j’ai quelque chose à te raconter ». Je me suis donc assit dans le fauteuil. Mon grand père s’absenta quelques minutes et revint avec un gros livre qui se trouvait dans la bibliothèque familiale. Sur ce livre, était écrit en lettre d’or : « Carnet de bord du capitaine Maturin ». Le livre semblait bien vieux.
Mon grand-père m’expliqua : « Cela fait cinq générations que ce livre est transmis de père en fils. Malheureusement, ton père n’a jamais voulu en entendre parler ».
« Qu’est-ce que c’est ? » Ai-je alors demandé timidement.
« Il s’agit du journal de bord du capitaine Maturin, qui est venu s’installer dans notre région en 1778 avec son trésor. Toi tu es son arrière arrière arrière arrière petit-fils. On raconte que c’était un grand pirate, mais qu’à la suite d’un abordage meurtrier quelque part au large du Golf d’Arabie, il choisit pour plus de sécurité de stopper ses activités de piraterie et de revenir vivre sur ses terres d’origine à Sart avec son trésor. Malheureusement, à sa mort, le trésor n’a jamais été retrouvé. La dernière phrase rédigée de sa main dans son carnet de bord dit ceci : « Un jour un de mes descendants retrouvera mon trésor et en disposera donc librement ». Je deviens trop vieux pour rechercher ce trésor, j’y ai consacré toute ma vie, mais aujourd’hui je veux me reposer. Alors c’est à ton tour de le rechercher. Ce livre t’appartient ».
Je n’en croyais pas mes oreilles, bien que je n’avais que 10 ans à l’époque, je comprenais l’importance de ce dont venait de me parler mon grand-père.
Malheureusement, après 10 années de recherche non concluantes, je commence à perdre espoir, c’est pourquoi, je fais appel à vous, géocacheurs.
Si vous parvenez à retrouver ce fameux trésor, j’accepte de partager une partie avec vous. 
Souslick.

Que la chasse commence :
Enigme 1 du carnet de bord :
Après une bataille sanglante au large de l’Angleterre, moi le capitaine Maturin fait décapiter le capitaine vaincu et deux marins ont la tête coupée. Pourtant un seul homme est mort. Pouvez-vous dire alors qui est mort ?
A = valeur numérique de la 6ème lettre du mort.
Enigme 2 du carnet de bord :
Cinq pirates ont à se partager un magot de 12 lingots d'or.
Respectueux de leurs anciens, ils ont décidé de procéder de la façon suivante :
- Maturin, le plus âgé d'entre eux propose une répartition des lingots (par exemple, tout pour lui...).
- Les pirates votent pour ou contre cette répartition.
- Si la majorité l'accepte, le partage est entériné. Sinon, le plus âgé est éliminé et les autres se partagent le magot toujours selon le même procédé.
Sachant que ces pirates sont tous à la fois cupides et intelligents, combien de lingots le plus âgé va-t-il obtenir ?
N.B. La majorité s'entend ici selon le sens classique : pour qu'un vote soit accepté, il faut que le nombre de voix pour soit strictement supérieur à la moitié du nombre de votants.
B = Nombre de lingots obtenu par Maturin - 2
Enigme 3 du carnet de bord :
Comme vous le savez, les pirates adorent jouer avec des bombes. Saurez-vous trouver le nombre exact de bombe dissimulée sur ce plan ?

C = Nombre de bombes - 6
Coordonnées finales :
N50°3A.3AB'
E005°5B.(A+1)C'
Podium :
