
Une légende évoquée sur le monument érigé en 1862 à proximité d’un gros chêne remarquable de la forêt indique :
« Ici, dans l’ermitage qui a donné son nom à la forêt sainte, séjourna longtemps, ignoré du monde et ne vivant que pour Dieu, saint Arbogast. La renommée de sa vertu exemplaire se répandit et, plébiscité par les clercs et le peuple, il fut appelé vers l’an 673 au siège épiscopal de Strasbourg dont il développa le prestige par ses actes, ses miracles et son exemple. L’Alsace reconnaissante lui voue un culte éternel ».

Mais il y a erreur : en fait, Arbogast a été envoyé par le roi des Francs dans la deuxième moitié du VIe siècle pour christianiser les Alamans. Il est ainsi à l’origine de la fondation du couvent de Surbourg. Il traversa la forêt, mais n’y séjourna jamais.
En revanche, à la fin du Moyen âge, des ermites vivaient dans la forêt, et notamment près du Gros chêne.
En 1913, le fameux chêne a été foudroyé et tomba à terre. Une partie de l’arbre a été remise debout, remplie de béton et coiffée d’un toit de tôle, pour en conserver le souvenir. Par la suite, une chapelle a été construite près du tronc « momifié ».

Aujourd’hui, le site du Gros Chêne, avec ses aménagements ludiques et touristiques, ses multiples propositions de balades, est un lieu de rendez-vous privilégié des familles haguenoviennes.
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