La Vézère fut utilisée comme voie navigable à des fins de commerce pendulaire depuis la Corrèze jusqu'à la Vézère aval et la Dordogne. On descendait essentiellement du bois de merrain pour la tonnellerie et de carassones. A la montée, on transportait du sel, des produits des colonies et peut-être de la morue séchée avec des bateaux sans doute plus petits. On imagine sans peine que ce mode de transport devait être extrêmement périlleux et aléatoire, compte-tenu des caprices de la rivière. Les bateaux étaient sans doute des courpets, plus ou moins grands, à usage unique, comme ceux construits à Argentat sur la Dordogne.
On décida d'aménager la rivière pour faciliter le transport. Hélas - ou peut-être heureusement - le chemin de fer vint concurrencer le transport fluvial, avant que les ouvrages d'art de furent terminés. Les instances locales s'entêtèrent, argumentant que le chemin de fer n'avait pas d'avenir et poursuivirent les travaux. Mais aucune écluse ne fut jamais utilisée! De fait, les décideurs locaux avaient raison, le train n'avait pas un grand avenir localement: la voie Condat-Montignac-Sarlat fut plus tard désaffectée et on ne peut se rendre chez nous qu'en automobile à carburant fossile.
La recherche de cette cache vous fera découvrir les restes d'une tentative d'aménagement de la Vézère. Je pense que les coordonnées GPS sont assez précises. Selon la saison, il vous faudra peut-être faire appel à des ressources locales - très rares en hiver car Saint-Léon-sur-Vézère ne vit que pendant les 4 mois "rentables" de l'été. Alors, la "difficulté terrain" atteint le niveau 5 Ne pas oublier de prendre un crayon. Je recommande aussi de laisser les enfants à la maison.