Située entre Huy et Waremme sur le plateau hesbignon, Villers-le-Bouillet est une commune d’un peu plus de 6 000 habitants. Depuis plusieurs années, elle fait de la maîtrise de l’énergie et de la réduction des gaz à effet de serre sur son territoire un véritable cheval de bataille.
Dès 2004, au travers du programme Palme (Programme d’actions locales pour la maîtrise de l’énergie), elle engage un responsable énergie et développe un plan d’actions. Devenue Commune énerg-éthique elle poursuit ses projets en faveur d’une utilisation rationnelle de l’énergie et du recours aux énergies renouvelables.
Aspect technique et environnemental
L’éolienne citoyenne a une puissance nominale de 2 MW. La production électrique attendue est de 4 400 MW/an pour une durée de fonctionnement annuelle de 2 200 heures. Cette production correspond à la consommation annuelle d’environ 1 250 ménages. La réduction des émissions de gaz à effet de serre se chiffre à plus de 2 000 tonnes annuellement, soit plus de 40 000 tonnes sur la durée de vie de l’éolienne estimée à 20 ans.
À noter qu’un contrat de maintenance et de garantie de fonctionnement de 12 ans a été signé entre la société EnerCity scrl et le constructeur de l’éolienne, de même qu’un contrat de supervision technique de 12 ans avec la SPE.
Acceptation sociale et participation citoyenne
Le projet d’éolienne citoyenne a été accueilli plutôt favorablement par la population villersoise. En effet, les habitants étaient déjà familiarisés à la présence d’éoliennes sur leur territoire puisqu’un parc y est exploité depuis 2005. Par ailleurs, les cinq nouvelles éoliennes, dont l’éolienne citoyenne, s’implantent le long de l’autoroute E42, à bonne distance des habitations (plus de 600 mètres), de sorte que le projet ne suscite pas de réactions négatives.
Enfin, la commune a mené une importante campagne d’information auprès des différents publics concernés: publications dans le bulletin communal, articles de presse, toutes boîtes, présentations aux différents services communaux, au conseil des aînés, ainsi qu’à la CCATM organisation de réunions ouvertes aux citoyens afin de les inciter à participer financièrement au projet, etc.
Une première vague d’appel à participation des citoyens plafonnée à 250 euros s’est clôturée en avril 2009. S’en est suivie une seconde vague plafonnée à 500 euros. Enfin, une troisième vague, cette fois non plafonnée, devrait se clôturer en mars 2010.