Alfortville est née voici plus de 120 ans.
Sa naissance, avant même d'être certifiée par le Journal Officiel de la Troisième République, résulte d'abord de l'expansion économique du XIXe siècle.
Dans notre pays, qui subit le choc de deux révolutions, d'un retour de la monarchie, puis de l'Empire, Paris et les villages avoisinants connaissent une métamorphose sans précédent.
Le chemin de fer et la construction de gares tout autour de la capitale modifient les habitudes et le rythme de vie des habitants de ce qu'on appelle alors «le département de la Seine».
Le chemin de fer prédestine la création de la ville
Le développement de la ville, qui n'est alors qu'un lieu-dit, une «section» de Maisons comme l'indiquent les actes administratifs de l'époque, s'inscrit dans ce bouleversement de la région parisienne.
La Plaine de Maisons a, en effet, été coupée en deux par la construction de la voie ferrée du Paris-Lyon-Marseille, qui sépare d'une ligne infranchissable les habitants du bourg de Maisons-Alfort, de ceux du hameau d'Alfortville.
Vers 1850, le seul lieu de passage est la gare maisonnaise. Dès lors, il semble difficile de concevoir un avenir commun pour la population de ces deux zones distinctes. D'autant qu'à cette même époque, le hameau alfortvillais n'est plus, comme au début du siècle, cette large plaine où dominent encore des terres peu fertiles et souvent inondées par la Seine et la Marne qui se rejoignent à la pointe nord de son territoire.