
Une cache qui vous permettra de découvrir cette magnifique Chapelle Saint-Nicolas qui est en cours de restauration. Le site, à sa finalité, permettra l'organisation de manifestations à caractère culturelle, social et scientifique (concerts, théâtre, ateliers, conférences, etc...) Un petit coin perdu magnifique qui vous permettra d'apprécier le Pont du Moulin sur l'axe principal de Rennemoulin et en chemin l'alignement de bornes, chasses-roues, qui empêchait les véhicules de tomber à l'eau.
D'autres caches autour vous permettront de connaître tous les attraits de ce charmant village...;)
Un peu d’histoire
La chapelle Saint-Nicolas a été construite en 1202 par deux frères. Le registre de l’Evêché, datant de 1479, indique que, par la suite, la chapelle est confiée à un prêtre de l’abbaye de Hermières, hameau de Favières, dans la Brie, où fût fondé, vers 1160, l’ordre des Prémontrés. Au XVIème siècle, elle devient église paroissiale et continue d’être administrée par des prieurs de l’abbaye.
En 1707, la paroisse est englobée dans le Grand Parc de Versailles (8 600ha), lui-même créé à partir de 1683 autour du Petit Parc. Le dernier prieur-curé, Rémi Sené, précédemment curé à Favières dès 1760, est nommé en 1785. Il prêtera serment à la Constitution en 1791 et abdiquera le 28 novembre 1793, année pendant laquelle l’église est sécularisée. Supprimée en 1804, la paroisse est alors rattachée à celle de Villepreux, puis à celle de Noisy-le-Roi et enfin fermée au public en 1810.
En 1919, l’Institut Pasteur achète à Rennemoulin un corps de bâtiments et les terres qui l’entourent (environs 30ha). Or, ce corps de bâtiments n’est autre que la ferme du Prieuré et la chapelle Saint-Nicolas, désignée en tant que « grange », dans l’acte de vente. Depuis, elle est restée la propriété de l’Institut Pasteur.
Un important chantier de restauration
Seule la structure extérieure de l’édifice a conservé son aspect de chapelle mais l’ensemble montre de nombreux signes de faiblesse. En effet, les couvertures en tuiles plates présentent d’importantes déformations, signe de grande fragilité de la charpente, qui a également perdu ses lambris. Les maçonneries et menuiseries doivent être consolidées. Néanmoins, la façade Nord présente encore des arcades en arcs brisés reposant sur des colonnes avec chapiteaux du XIIIème siècle, sans doute un vestige de l’ancien prieuré qu’il convient de dégager de la végétation et de restaurer.
La structure intérieure, quant à elle, montre très nettement les traces de la dernière fonction de « grange » : la cloison montée entre la nef et le chœur cassant les arcades et encastrant les chapiteaux, l’entresol fabriqué dans le chœur sous lequel se trouve une écurie, les trois grandes baies du chœur obturées, le sol couvert d’une chape de béton, …
Pour en savoir beaucoup plus :
http://www.renovation-chapelle-rennemoulin.fr/le-projet/
http://www.plainedeversailles.fr/plaine/rennemoulin.php