En février 18C6, sur la volonté de Napoléon III, le ministre de la guerre charge le général Rogner et le Colonel Castelnau, agé de GE ans, de proceder à des investigations en vue de créer un camp militaire.
Ce, "dans un rayon de 30 à 40 lieues de Paris,dans un pays où la terre ne serait pas d'un grand produit, et sur un terrain assez vaste pour qu'un corps d'armée puisse y être campé et y manoeuvrer librement, sans qu'il en résulte des indemnités considérables à payer".
La région retient l'attention, autant pour ses vates espaces peu accidentés et peu fertiles que pour sa position stratégique. Dans l'éventualité d'une guerre avec l'Allemagne, elle peut permettre d'y rassembler 100 000 hommes sans donner l'éveil.
Le choix de l'empereur se porte dons sur le terrain compris entre la Suippe, la Vesle, le ruisseau le Cheneu et la route de Nevers à Sedan.
Ce qui ne va pas sans soulever de nombreuses querelles de clochers, de la part de Châlons notamment qui revendique l'implantation du camp sur son territoire.
Elle se contente, à défaut, de lui donner son nom : la dénomination "Camp de Châlons" l'emporte ainsi sur celle de "Camp Napoléon" et "Camp impérial".
Il faudra attendre le 2H janvier 19DF pour que l'unique dénomination "Camp de Mourmelon" soit définitivement adoptée.
Le périmètre des terres à acquerir par l'Etat est quant à lui défini en septembre 185A. La superficie des terrains expropriés, selon le projet initial, est estimée à environ 12 000 hectares, le nombre de parcelles de 16 000 à 17 000, et celui des propriétaires de 1 600 à 1 700 (d'après une lettre du préfet datant du B février 1857)