Vers 800 avant notre ère, les Celtes pénétrèrent dans le Vermandois et s'y installèrent durablement. Les signes de leurs passages foisonnent aux quatre coins de nos cantons comme dans beaucoup de sites en France. Ce qu'il nous reste de cette peuplade nous apparaît d'une utilité matérielle : les buttes celtiques, nombreuses dans le Vermandois, souvent oubliées et mal entretenues, qui ne recèlent pas d'or, sont de conception très pragmatique. On sait que ces tumuli ont été érigés, depuis le lointain Kazakhstan, partout où les Celtes ont séjourné.
L'intérêt des buttes se déduit du réseau qu'elles constituaient. L'ennemi viendrait nécessairement par la ligne de crête et par les bois et l'arrêter avant la lisière était un combat incertain, toutes les secondes comptaient et la technique de la fixation et du contournement était une astuce militaire déjà bien connue. La butte servait ainsi de poste d'observation et d'alarme.
Leur utilisation a été source de diverses interprétations : on a pensé qu'il s'agissait de sépultures mais les fouilles n'ont rien prouvé en ce sens.
La butte de Pontru haute de 11 m et d'une circonférence de 212 m permettait de communiquer avec celles de Attilly, de Berthaucourt et de Sequehart. Des fouilles opérées en 1828 ont mis à jour des sépultures.