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[SV]#91 EN MÉMOIRE DE L'ABBÉ Mystery Cache

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LesChasses: ---

Ce fut une belle aventure. Bientôt dix ans d'âge. Peu de visites et maintenance trop lointaines à assurer, surtout suite à un déménagement. Merci pour vos visites et commentaires divers.


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Hidden : 4/19/2015
Difficulty:
2 out of 5
Terrain:
1.5 out of 5

Size: Size:   small (small)

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Geocache Description:


CETTE CACHE EST UNE CACHE MÉMORIELLE AYANT ÉTÉ PLACÉE DANS LE CADRE DE L'EVENT "SAMBREVILLE, LA CHALEUREUSE" DU 27 JUIN 2015. DANS LE CADRE DU CENTENAIRE, 9 AUTRES CACHES DE CE TYPE VOUS ATTENDENT DANS LES ENVIRONS.


[SV]#83 LE MONUMENT DÉPLACÉ - [SV]#84 À L'OMBRE DU PHARE - [SV]#85 L'OBÉLISQUE DE LA SAMBRE - [SV]#86 LA CROIX DU SOUS-LIEUTENANT - [SV]#87 LE SNIPER BRETON - [SV]#88 GLORIA IN ÆTERNUM - [SV]#89 UN POILU AU CARREFOUR - [SV]#90 LE CHAMP DE BATAILLE - [SV]#92 JOYEUX NOËL - FRÖHLICHE WEIHNACHTEN (F/D)

VEUILLEZ RESPECTER LE LIEU DE SOUFFRANCE QUE VOUS DÉCOUVRIREZ. UN HOMME Y A PERDU LA VIE POUR NOTRE LIBERTÉ.

"Il fut adossé au mur de clôture de la ferme Sevrin : avant l'exécution, les soldats lui bandèrent les yeux. De l'endroit où il fut assassiné, il pouvait contempler une dernière fois son église et sa maison. Au signal donné, huit hommes déchargèrent leur fusil sur le prêtre, qui s'affaissa comme une masse, baigné dans son sang. On transporta le corps à la ferme, où les Sœurs vinrent l'ensevelir et l'exposer : il avait la poitrine perforée de sept balles et le dos ne formait plus qu'une plaie. Il resta à la ferme sous la garde des soldats jusqu'au mercredi soir. La balle du huitième exécuteur était allée se loger dans la muraille, non loin de l'endroit où devait se trouver la jambe du prêtre ; on voit encore le trou qu'elle y a perforé. Ce soldat, probablement un catholique, n'aura pas voulu avoir sur la conscience le meurtre d'un prêtre innocent." A. LEMAIRE, L'invasion allemande au pays de Charleroi, Bruxelles, 1929, p. 142-143.


Bien que n'étant pas militaire, à l'image de très nombreux civils, l'abbé Joseph Pollart perdra la vie durant la célèbre bataille de Charleroi (21-23 août 1914). Les circonstances de son meurtre demeurent à ce jour mystérieuses par certains côtés, le forfait ayant été commis durant des heures particulièrement mouvementées et troubles de l'histoire de notre pays. Même si A. Lemaire (cf.supra) tenta en 1929 d'établir une rigoureuse relation des événements, des zones d'ombre subsistent...

Le vendredi 21 , après un sermon prêché à Moignelée, l'abbé est de retour à Roselies vers midi, tandis que de violents combats entre les armées française et allemande pour le contrôle du pont de Tergnée ont lieu à Farciennes. Plusieurs soldats français blessés seront rassemblés à la ferme Sévrin à Roselies et l'un d'entre eux sera transféré à l'école des sœurs pour recevoir des soins. Tandis qu'une autre attaque se déroule sur Roselies, l'abbé se rendra au chevet de nouveaux blessés rassemblés dans l'école sur le toit de laquelle le pasteur hissera même un drapeau arborant une croix rouge. De retour à la cure désormais occupée par les Allemands, il prévient sa gouvernante qu'il passera la nuit à l'école. Dans le même temps, les Allemands ont installé leurs blessés au sein même de l'église, avec l'autorisation du prêtre. Particulièrement mouvementée avec une contre-attaque des troupes françaises sur Roselies, la nuit du 21 au 22 forcera même les blessés et l'abbé à se réfugier dans la cave de l'établissement.

La journée du 22 août consacrera la défaite des troupes françaises, Roselies se retrouvant ainsi aux mains des occupants. En cours de matinée, un long entretien aura lieu à l'école entre l'abbé Pollart et un officier allemand. Durant celui-ci, l'abbé avouera de bonne fois porter sur lui un revolver en permanence - plusieurs prêtres ayant été victimes d'assassinat dans la région de Charleroi. À cela, l'officier n'opposa aucune réprobation... En début d'après-midi, dans l'église la révérende sœur supérieure de l'école apprend de l'abbé Pollart que la cure a été pillée de fond en comble. Entre 18h30 et 19h00, l'abbé rencontre le bourgmestre de la commune auquel il explique... qu'il a été rabroué par le commandant allemand, mais il ne fournit aucun autre détail. À l'issue de cette brève rencontre, l'abbé est enjoint de se rendre à l'église. Nul ne sait ce qui s'y est vraiment déroulé jusqu'à sa sortie vers 22h00. Durant cette nuit, sans motif apparent, le village de Roselies est incendié sur ordre du colonel Herzbrück cantonné à la limite entre Aiseau et Presles. En milieu de nuit (entre 1h00 et 2h00), un habitant de la localité entend le prêtre dire à des Allemands, que bien que possédant un revolver, il n'a pas tiré sur les envahisseurs. Quelques heures plus tard (entre 4h00 et 5h00), devant l'église, l'abbé raconte à un de ses paroissiens qu'il lui est même reproché d'avoir prêché contre les Allemands...

La funeste journée du dimanche 23 août commence pour le prêtre par une visite de celui-ci à Aiseau, escorté par des soldats allemands. Là, il rencontre des otages auxquels il précise n'avoir jamais tiré sur des soldats allemands. Après une discussion avec un officier, l'abbé est relâché, muni d'un billet rédigé en allemand - dont le contenu est tombé dans les oubliettes de l'histoire. L'abbé est enjoint de regagner ses pénates et est chargé d'annoncer aux habitants de Roselies que tous les otages seraient fusillés si un seul coup de feu éclatait encore dans la commune !

Entre 9h30 et 10h00, l'abbé Pollart est fusillé non loin de la cure, le long du mur de clôture de la ferme Sevrin... Pourtant vraisemblablement gracié à Aiseau, nul ne sait exactement pourquoi ni sur ordre de qui il fut conduit face au peloton d'exécution... Seul l'abbé M. F. Servais - curé de Sart-Eustache - déclarera au lendemain de la guerre avoir reçu du colonel Herzbrück l'aveu d'avoir ordonné l'exécution de l'abbé Pollart de Roselies, du fait que celui-ci aurait tiré sur les troupes allemandes et que 52 pistolets auraient été trouvés à son domicile... En outre, toujours selon cet officier, il aurait excité la population contre les Allemands...

Les habitants de Roselies racontèrent par la suite que plusieurs officiers stationnés à Roselies installèrent au carrefour jouxtant l'église une table et des chaises et, de là, contemplèrent l'exécution et sa préparation devant un bon verre de bière...

Le 12 novembre 1922, une foule importante de Roseliens participe à l'inauguration du monument élevé à la mémoire de l'abbé Joseph Pollart, sur les lieux-mêmes du drame vécu huit années auparavant.

Bibliographie sommaire : A. LEMAIRE, L'invasion allemande au pays de Charleroi, Bruxelles, 1929, p. 136-143 ; M. R. PIEFORT, Aiseau-Presles, Namur, Compo & Pub, 1991, p. 63, 71 et 259 ; J. SCHMITZ et N. NIEUWLAND, Documents pour servir à l'histoire de l'invasion allemande dans les provinces de Namur et de Luxembourg, t. III : Tamines et la bataille de la Sambre, Bruxelles-Paris, Librairie nationale d'art et d'histoire, 1920, p. 179-180.

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Considérant que l'abbé Pollart = ABP, Monseigneur Affre = MA et que l'abbé Seigneret = AS, N50° (ordination ABP – naissance ABP) . (MA – 1842) (professeur ABP à Binche – 1893) (MA : 231) ; E004° (mort ABP – 1880) . (curé ABP à Roselies – 1908) (AS – MA – 21) (ordination ABP – professeur ABP à Binche)

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POUR GARDER TOUT L'INTÉRÊT DU JEU, MERCI DE NE PAS DÉPOSER DE PHOTO DE LA CACHE ET DE SES ENVIRONS IMMÉDIATS.

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