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VEUILLEZ RESPECTER LE MONUMENT QUE VOUS DÉCOUVRIREZ. IL REND HOMMAGE AUX 962 SOLDATS FRANÇAIS TOMBÉS DANS LA RÉGION LES 21 ET 22 AOÛT 1914 POUR NOTRE LIBERTÉ.
"Partout dans le monde, les anciens belligérants construisent des monuments commémoratifs destinés à faire revivre les grands absents. Les monuments aux morts sont les lieux du deuil infini, symbolisé par les très longues listes des morts, mais aussi celui du rappel de l'héroïsme et du patriotisme de tous, combattants du front et de l'arrière. (...) La plupart des monuments révèlent toute la complexité de la douleur du deuil de guerre, pendant et après la guerre. Exalter l'héroïsme au service de la patrie devait aider les veuves, les orphelins, les survivants des tranchées, à faire face, à assumer la perte de ses proches et à permettre le long travail de deuil des années 1920 et 1930." Extrait de S. AUDOIN-ROUZEAU et A. BECKER, La Grande Guerre. 1914-1918, Paris, Gallimard, 1998, p. 124-125 ("Découvertes Gallimard", n° 357).
Monument assez périphérique, tout promeneur passe peut-être à côté sans vraiment le remarquer... Et pourtant, l'histoire qu'il nous raconte est complexe, ne fut-ce que par le nombre impressionnant de noms de braves dont il tente d'entretenir la mémoire, près de cent ans après encore.
Celles et ceux qui découvriront ce monument auront de la lecture, puisque le socle du monument en lui-même et les différentes pierres aux abords de celui-ci évoquent, par leurs nombreuses inscriptions, les hauts faits d'armes s'étant déroulés ici les 21 et 22 août 1914.
Le monument a été inauguré le 20 septembre 1925, en présence des hautes autorités politiques et militaires françaises et belges.

Une haute croix bretonne en granit domine l'ensemble de manière imposante. Sur sa face avant, incrustée dans un cercle (symbole de perfection), la Croix de guerre française 1914-1918, habituellement décernée pour conduite exceptionnelle au combat durant la Grande Guerre. On peut ainsi imaginer que chaque combattant dont la mémoire est ici entretenue s'est vu décorer de cette haute distinction. Sculptée dès 1915 par le sculpteur français P.-A. Bartholomé, la croix aux quatre branches et aux deux glaives croisés présente en son centre le profil de la République coiffée du bonnet phrygien (symbole de liberté) et de la couronne de lauriers. Celle-ci, également sculptée en plus grand dans le granit autour du précieux trophée, symbolise la victoire, victoire au combat peut-être, mais surtout victoire sur la mort. Ainsi, ceux qui sont tombés se doivent de demeurer éternellement dans nos mémoires et nos cœurs. Ils deviennent de la sorte des immortels, élément d'ailleurs renforcé au revers de la grande croix de pierre par la présence d'un chrisme alliant l'alpha et l'oméga chrétiens.
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Bibliographie sommaire : D. BALDIN et E. SAINT-FUSCIEN, Charleroi. 21-23 août 1914, Paris, Tallandier, 2012, p. 90-95 ; J. CHEVALIER et A. GHEERBRANT, Dictionnaire des symboles. Mythes, rêves, coutumes, gestes, formes, figures, couleurs, nombres, nouv. éd., Paris, Robert Laffont / Jupiter, 2000 ; L. MODAVE-GREGOIRE, Mémoire des monuments de Sambreville, Sambreville, 2007, p. 15.


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