Prieuré Saint-Etienne
Construite vraisemblablement au Xe s., l’église de Montcherand est placée sous la dépendance du proche prieuré de Baulmes, à huit km de distance, lui-même confié à l’abbaye de Payerne au XIe s.
Historique
A la fin du Xe s., un incendie détruit l’église, qui est alors rénovée. Elle constitue une étape des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, mais le village ne se développe guère, puisqu’il ne compte au XVe s. que six feux, soit une cinquantaine d'âmes.
Presque ignoré au début du XXe s., le village a acquis dans l'histoire de l'art de la Suisse une place primordiale lorsque, en 1902, sont découvertes dans l’abside de son église les peintures murales les plus anciennes du pays.
Patrimoine
Les fresques de l’église de Montcherand ont vraisemblablement été exécutées lors de sa reconstruction, à la fin du XIe s. Elles couvrent l’abside, en cul-de-four, et comportent deux registres. L’inférieur (partie basse) représente les douze apôtres entourant un personnage central aujourd’hui disparu, mais que l’on pense être le Christ.
Le registre supérieur (partie haute) a été très abîmé ; il subsiste un fragment d’un Christ en gloire dans sa mandorle, entouré de l’un des quatre animaux symboles des évangélistes : le taureau, saint Luc. Les trois autres ont disparu. Cet ensemble peint est complété, en bordure, par des éléments de décor et une inscription latine. Il fut badigeonné lors de la Réforme et abîmé par le percement d’une fenêtre, au centre de l’abside.
Tourisme
L’église Saint-Étienne est ouverte toute l’année.