Il s’agit d’un mot qu’on entend et qu’on ne voit pas si bien qu’on ne sait trop si c’est crib ou crip ou Kribb ou que sais-je encore.
Manifestement le mot est anglais et il y a de quoi s’étonner de son succès dans l’univers paysan d’il y a très longtemps. En fait, le dictionnaire historique de la langue française ne dit rien de son introduction dans notre langue, mais nous n’avons aucun mal à deviner qu’il s’st imposé au fur et à mesure que la culture du maïs (terme lui, des indigènes des Amériques) se développait.
En français, il s’agit d’un séchoir à maïs comme il existe un séchoir à tabac. L’efficacité du mot crib ne fait donc aucun doute par rapport à sa version française et il est d’autant plus approprié quand on apprend son sens en anglais. Le crib est un coffre et en effet, la récolte de maïs séchant dans le crib, contenait souvent l’essentiel de la fortune du paysan, une fortune qui attendait son heure pour servir.
Mais pourquoi la culture du maïs persistant, le crib disparaît ? A cause de cette autre expression traduite de l’anglais : « le flux tendu » qui en agriculture encore plus que dans l’industrie est une aberration économique.
Le crib est une sorte de silo où une richesse est immobilisée pendant qu’elle sèche, or l’argent doit « tourner » donc il faut réduire au minimum l’immobilisation. Celle du bois qui sèche, celle du maïs qui sèche etc.
Donc les années de mauvaises récoltes, les prix flambent… vu le manque de réserves.
Gamin, j’avoue que je m’étonnais qu’on puisse laisser pendants les mois d’hiver, le maïs dans les cribs. Le froid de l’hiver est néfaste à l’agriculture et pourtant utile au maïs ! De plus, les oiseaux prenaient leur ponction et c’était une perte !
profitez de la vue par beau temps pour admirer les vosges d'un coté ,de l'autre la foret noire