… une histoire. Les deux terrils du Bas-Riez, sur la commune d’Haveluy, ont été érigés près de deux puits de mine ouverts mi-XIXe siècle (fermés en 1936). Des terrils plus susceptibles de s’embraser, du fait, entre autres, de la présence plus importante de résidus riches en charbon (avec des méthodes de tri et nettoyage du charbon alors peu efficaces). Depuis 2006, les terrils, interdits au public, appartiennent au conseil général du Nord.
… une plancha. Aujourd’hui, il s’agit d’un des rares terrils en partie en combustion, dans le Nord : l’un des quatre en combustion (avec Denain, Rieulay et Condé-sur-l’Escaut). À 30 centimètres de profondeur, sur certaines zones, on atteint les 80 degrés Celsius. Une chaleur qui provient de phénomènes chimiques, à l’intérieur du terril. Une combustion invisible hormis quelques fumerolles et arbres noircis (quelques flammes, tout de même, il y a des années). Une combustion qui n’est vraisemblablement pas près de s’arrêter, selon ceux qui l’étudient et la surveillent.
… un autochtone. Forcément, avec ces caractéristiques inhospitalières et peu de végétation, il n’y a pas foule d’espèces à squatter le terril. Et pourtant, on trouve ici l’un des plus petits crapauds d’Europe. Le « pélodyte ponctué », pas plus gros qu’un pouce, au chant puissant et rigoureusement protégé.