Vous êtes au niveau du port de plaisance de wambrechies.
Derrière vous se situe le chateau de Robersart:
Deux fois écroulé, deux fois reconstruit. Ce haut lieu du patrimoine wambrecitain a connu une histoire mouvementée. Habitation des Seigneurs de la ville, il appartient désormais à la municipalité qui en a fait un lieu culturel.
Tout commence au XIIIe siècle. Quand Jeanne de Flandres fait aménager la Deûle, Wambrechies devient le seul lieu de passage sur la rivière au nord de Lille. Une situation privilégiée pour les affaires quand le pont devient un péage. Le bourg se développe et les seigneurs de l'époque font construire un premier château, le château de Leringhien.
Édifié sur des fondations peu stables, il s'écroule une première fois au XVe siècle.
Fort de cette expérience, un deuxième château va être construit sur des pieux de chêne enfoncés à 15 m de profondeur pour atteindre la couche argileuse. Il est de style flamand et peut être vu sur une aquarelle peinte par le Duc de Croy qui montre le centre du village à l'époque. Mais au cours des années, les aménagements de la Deûle voisine font baisser le niveau de la rivière et par conséquent celui du terrain. Les pieux de chêne, qui soutiennent le bâtiment, se retrouvent à l'air libre. Ils vont alors se détériorer et le château s'écroule 250 ans après le premier.
En 1760, Louis-Joseph de Broide termine les travaux du château que nous connaissons aujourd'hui. Construit dans un style Renaissance, il met en valeur des des matériaux locaux: la brique rouge, fréquente dans la région, et la pierre blanche de Lezennes. L'alternance de ces deux pierres est appelée le "rouge-barres" et donne de la souplesse aux murs.
En 1810, afin de casser une indivision, le vicomte Martel Obert de Quévy en fait l'acquisition. Époux d'Alexandrine Robert de Robersart, il est le dernier seigneur de Wambrechies. Il en fut aussi le maire pendant près de 40 ans. Sa nièce, Juliette, Comtesse de Robersart, fut la dernière habitante. Elle y est morte, célibataire, en janvier 1900 et a laissé son nom au bâtiment.
La succession échoit à des neveux éloignés qui vont en grande partie dépouiller les locaux. L’exécuteur testamentaire était le notaire Narcisse Valois, confident de la comtesse qui va pendant quelque temps essayer de valoriser le bâtiment en y implantant une brasserie puis une blanchisserie avant de le céder à l'Eglise.
Celle-ci, après avoir fait combler les douves, va y implanter un patronage. Puis, après la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat, une école catholique de garçons qui ne sera active jusqu'en 1957, date de la construction de l'actuelle école St Vaast.
Durant toutes ces années, l'entretien des bâtiments est sommaire et soumis à de nombreuses dégradations. Il faut dire que, hormis le cercle de jeunes "La Jeunesse" et quelques associations, il est souvent inoccupé.
L'Eglise décide donc de s'en séparer et d'en faire don à la commune (sous réserve de quelques concessions comme la bibliothèque associative) en 1982. Une première phase de travaux va débuter deux ans plus tard et concerne l'aile droite et l'aménagement du corps central.
De 1992 à 1995, c'est l'aile gauche qui est aménagée, ainsi qu'une partie des combles. En mai 1997, un incendie va ravager une grande partie de l'aile droite, anéantissant le logement du concierge et faisant malheureusement une victime.
La reconstruction va permettre d'installer, en 2000, le multi-accueil "Les Petits Troubadours" où les enfants peuvent profiter d'un endroit chaleureux et de la vue sur le parc de 9 ha.
Une troisième phase de rénovation devrait, sous peu, concerner la charpente, la toiture et les murs du corps central.
Le château de Robersart est ouvert au public et se visite entièrement durant les journées du patrimoine.
Le musée de la Poupée et du Jouet Ancien
> aile droite du château de Robersart. Accès depuis l'avenue de Robersart ou la rue Obert
Le château de Robersart ne compte plus ses années mais il a su garder son âme d'enfant. C'est pourquoi il accueille ce musée dédié aux souvenirs d'enfance de nombreuses générations.
Pour les filles, "Poupées de cire, poupées de son" est une collection qui va de la poupée de porcelaine du XIXe siècle à la poupée Barbie des années 50 en passant par la "bleuette" et ses modèles de vêtements sans oublier les poupées de vitrine.
Pour les garçons, soldats de plomb, automobiles de toutes époques, avions, bateaux, le tout mis en scène avec une grande précision.
Pour tous, l'accès à des jeux flamands anciens, fort prisés des visiteurs. A noter les ateliers d'animations proposés aux enfants pendants les vacances scolaires.
SOURCES : http://www.wambrechies.fr/Patrimoine/Patrimoine-bati/Le-chateau-de-Robersart
L'église Saint Vaast
> Place du Général de Gaulle |
Cette église néogothique s'élève au centre de Wambrechies depuis 1868. Remise en valeur et éclairée, elle est un peu le phare de la commune.
A l'origine, la première église connue a été érigée au XIVe siècle. C'était une "Hallekerque", typique des Flandres, un peu à l'image de l'église Saint-Vincent de Marcq en Baroeul. Elle fut brûlée le 15 août 1581 par les Hurlus (rebelles protestants de Mouscron). Rénovée, elle fut à nouveau dégradée, vendue comme bien public et dépouillée de son mobilier au cours de la Révolution Française.
En 1852, l'augmentation de la population a rendue la vieille église trop petite pour accueillir les fidèles. C'est pourquoi, dans son projet de rénovation du centre ville, le maire de l'époque, le vicomte Martel Obert de Quevy décide de construire un lieu de culte flambant neuf. C'est l'architecte Charles Leroy qui est chargé du projet. Il est aussi architecte de la cathédrale Notre-Dame de la Treille à Lille pour laquelle il voulait une "maquette" grandeur nature. Ce sera l'église de Wambrechies !
Les travaux débutent en 1859 pour se terminer en 1868. Le vicomte, qui est mort deux ans auparavant, ne verra jamais sa grande oeuvre entièrement terminée.
En 1906, la loi sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat votée l'année précédente s'applique. Depuis cette date, comme tous les lieux de culte antérieurs à la loi, l'église, après inventaire, fait partie du patrimoine de la ville.
La guerre de 14/18 va fortement dégrader le bâtiment. Les façades et toitures souffrent des bombardements. A la fin du conflit, pour couvrir la retraite, l'armée allemande va déclencher plusieurs explosions dont celle du pont-levis sur la Deûle. Le souffle de ces explosions détruit une grande partie des vitraux.
Les travaux de réfection furent long à mettre en oeuvre dans l'attente des dommages de guerre. Ce n'est qu'en 1932 que l'église fut à nouveau consacrée sous le nom de Saint Vaast, évêque d'Arras et de Cambrai et qui aurait initié Clovis au catholicisme (Ve siècle).
Le style choisi pour l'église de Wambrechies est le néo-gothique. La nef centrale est longue de 30 m et culmine à 18 m de haut.
On peut y admirer un ensemble de vitraux, restaurés en 2004 et peints par Haussaire, un maître verrier du XIXe, douze statues polychromes de près de 2 m de haut représentant des Saints sont nichées tout autour de la nef.
Et si vous levez la tête, vous pourrez admirer l'orgue et ses 1624 tuyaux.
Si le plus grand mesure près de six mètres, le plus petit vous sera invisible puisqu'il ne mesure que quelques millimètres. Il est l'oeuvre d'un célèbre facteur d'orgue bruxellois, Shyvens, qui en fait un instrument "romantique" aux sonorités brillantes.
L'église Saint Vaast est ouverte tous les vendredis, ainsi que le dimanche après midi (du 15 avril au 15 octobre).
L'histoire du clocher
Lors de la construction, le coq au sommet du clocher de l'église St Vaast culminait à 72 m. Aujourd'hui, le clocher ne s'élève plus qu'à 45 mètres. La flèche qui le surplombait a disparu.
Cet évènement s'est déroulé pendant (et à cause de) la seconde guerre mondiale. L'armée allemande, qui occupait la région, utilisait l'aérodrome de Bondues, notamment pour ses bombardiers. Or il se trouve que le clocher est dans l'axe des pistes et empêchait les décollages en escadrille de ces derniers.
L'armée occupante décide de le démonter et commence par retirer 44 des 48 points d'ancrage. Dans un premier temps, les angles sont maintenus mais le 14 novembre 1940, une tornade s'abat sur la ville et la force du vent précipite l'ouvrage au sol où il se brise.
SOURCE:http://www.wambrechies.fr/Patrimoine/Patrimoine-bati/L-eglise-Saint-Vaast
Cette cache est une pico cache..... plus petite que la nano habituelle, attendez vous a ce que le logbook soit minuscule, la validation pourra donc se faire par signature ....ou grâce à une photo de celui ci , ATTENTION qu'il ne s'envole pas. Pas d'indices sur la photo! merci!
Merci de la replacer telle que vous l'avez trouvée.