1885: Ouchy, c’est la douceur des saisons lémaniques, le calme d’un village qui abrite encore de nombreux pêcheurs et bateliers.
Ouchy n’a certes plus son cimetière, mais a gardé un peu de l’aspect de la bourgade importante qu’était Rive – ancien nom d’Ouchy – où l’évêque de Lausanne construisit un château, dont il reste le donjon, malheureusement mutilé.
Ouchy, ce n’est pas encore l’ambiance d’une station d’étrangers, ni celle d’un port de plaisance, mais sans doute, déjà, la torpeur du quartier périphérique de la grande ville, qui ne compte guère plus de 35’000 habitants à cette époque.
On est de plus en plus nombreux à rejoindre Ouchy, à goûter aux joies de la baignade, à s’embarquer sur de grands et petits bateaux. Hélas, cette situation, aussi réjouissante puisse-t-elle être, n’en comporte pas moins certains périls : le naufrage, la noyade.
Et, sur les deux rives du Léman, les gens du lac, peut-être mieux que quiconque, savent ce que cela signifie.
Qui dit naufrage pense sauvetage.