Des bâtiments sont mentionnés sur le plan cadastral de 1838. Sur la carte de Cassini, dessinée dans le 2e quart du 18e siècle, La Grève n'est pas mentionnée comme château mais comme hameau sans église.
Le château de La Grève était depuis la fin du Moyen Age la résidence des seigneurs de Tonnay Boutonne, et ce pendant plusieurs siècles.
Dans le livre "Châteaux, manoirs et forteresses d'Aunis et de Saintonge", le château est décrit comme suit : "La Grève : manoir du 15e siècle, très restauré au 19e siècle, appartenant aux La Mothe Fouqué au 17e siècle, rattaché à la baronnie de Tonnay Charente, acheté au 18e siècle par Moreil d'Aubigny".
Les façades du château sont percées de fenêtres à meneaux du 15e siècle. La face "est" est dotée d'une tour d'escalier polygonale dont la partie supérieure est flanquée d'une tourelle en encorbellement. L'accès à la tour se fait par une porte de style gothique flamboyant elle-même surmontée d'une bretèche.
Dans la 2e moitié du 19e siècle, le château et ses dépendances ont subi d'importantes transformations. Une tour carrée en pierre de taille a été aménagée sur la façade ouest. Dans les années 1865 à 1880, les dépendances sont détruites puis reconstruites un peu plus loin.
Le parc du château a été créé au milieu du 20e siècle, par le jardinier paysagiste le comte Choulot.
Datation(s) principale(s) : 15e siècle ; 2e moitié 19e siècle

Le chateau est privé et ne se visite malheureusement pas.