Ce quartier est né de l’action de militants associatifs soufrant du mal logement et aux revenus modestes, qui se sont rassemblés autour d’une coopérative (soutenus par le Secours Catholique et la société Bâticoop) pour construire et vivre autrement. Idée d’avant-garde au début des années 60, et reprise aujourd’hui par des ménages qui cherchent des alternatives au marché immobilier et à la logique de logement individuel.
C’est aussi une vie collective et des services partagés : machine à laver collective qui se promenait d’étage en étage, courses collectives au marché d’intérêt national (MIN), prise en compte des jeunes du quartier avec des sorties organisés en lien avec Teisseire qui fête aussi cette année ses 50 ans et la création de la 1ère MJC de Grenoble, bibliothèque partagée et installée dans un appartement témoin, mise en place d’aide à domicile, cours d’alphabétisation donnés dans le quartier, création du Club des alpins… [...]
Les Alliés-Alpins, c’est aussi le développement du Grenoble moderne, construit dans l’après guerre, au sud des Grands Boulevards. C’est à cette époque, puis avec les Jeux Olympiques de 68, que le nouveau visage urbain de Grenoble s’est dessiné…un visage un peu patchwork, qui manque d’unité urbaine, car il fallait répondre et vite aux besoins de logement.
Source : http://www.micheldestot.fr/3-eme-circonscription/50-ans-du-quartier-alliee-alpins/