Depuis cette époque, leur noyau ancien a souvent gardé son plan initial : des maisons régulièrement alignées le long de rues droites, aboutissant très souvent à une grande place carrée prévue pour le marché. Certaine Bastides pouvant êtres ceinturés de remparts.
Dès l’origine de l'établissement de la Bastide de Nay, l’élévation d’une palissade en bois fermant l’espace urbain, l’enclos, à l’extérieur. Elle devait être entretenue par les riverains, à leurs frais. Un fossé la précédait, mis en eau grâce à une source.
Il apparaît que très vite qu’elle est mal entretenue et que les fossés servent trop souvent de dépotoirs, si bien que lors d’une tournée d’inspection en 1378 Gaston Fébus y demande des travaux de consolidation.
Dans le contexte de la guerre de Cent Ans, la palissade sera remplacée à partir de 1484 par un mur d’enceinte en pierre fermé de quatre portes.
Le rempart est construit en galets sur environ un mètre d’épaisseur pour 6,20m de haut.
Un chemin de ronde, peut-être crénelé, et des échauguettes (dont une conservée) complètent l’ensemble.
Quelques meurtrières sont encore visibles pour l’usage des archers. Plus tard, sous Jean d’Albret au XVIe s, des meurtrières à tirs croisés sont ajoutés pour les armes à feu.
Ce mur est conservé sur quasiment toute sa superficie mais n’est visible qu’en quelques endroits.