En 1870, dès le début du conflit, les francs-tireurs, sous le commandement du
lieutenant Deveson, prennent part aux coups de mains et aident par leurs
connaissances de la région l'armée régulière.
Après la défaite, Ars tomba sous l'occupation allemande, mais les habitants restèrent
attachés à la France et continuèrent à se servir de la langue française. Aussi est-ce
dans la joie et l'allégresse que fut célébré l'armistice de 1918.
Le premier régiment à faire son entrée à Ars, le dimanche 17 novembre, fut le 92eme
d'infanterie dit Régiment d'Auvergne, car il tient garnison, actuellement encore, au
quartier Desaix à Clermont Ferrand, et ce depuis 1881. Il était commandé par le
lieutenant-colonel d'Oullenbourg.
Si Ars sortit indemne du premier conflit mondial, il n'en fut pas de même au cours du
second. En 1944, la localité subit les bombardements destructeurs des canons
américains et n'était plus, à la libération, qu'un morceau de ruines. A partir de 1949,
la reconstruction a commencé à panser ses plaies. En un jour, la construction a prit le
relais. De nouveaux quartiers sont nés et aujourd'hui Ars est une riante cité de 5000
habitants au débouché de la pittoresque vallée de la Mance qui vient se brancher sur
le centre du Val de Metz.
Rattaché au canton de Gorze en 1802, Ars est depuis 1950 un chef lieu de canton qui
porte son nom.
L'ancienne église forteresse disparut dans un incendie le jour de
l'assomption, le 15 août 1807. Une nouvelle église fut construite en 1816 au même
emplacement. Elle fut agrandie en 1863 et à nouveau agrandie avec la construction de
l'actuel clocher, en 1889-1890. Elle fut gravement endommagée en 1944 mais reprit
du service dès 1947.