Notre-Dame de Pontmain est le vocable sous lequel est appelée la Vierge Marie à l'occasion d'une apparition survenue le 17 janvier 1871 dans le petit village de Pontmain, en Mayenne.
Reconnaissance de l'apparition
Monseigneur Casimir Wicart, évêque de Laval, ordonne une enquête sur les apparitions. Il vient lui-même interroger les quatre enfants ayant déclaré voir la « dame » (Joseph et Eugène Barbedette, Françoise Richer et Jeanne-Marie Lebossé). Selon la procédure habituelle, l'enquête est fouillée, mais rapidement (le 2 février 1872), il reconnaît l'authenticité de l'apparition et approuve le culte de la Vierge de Pontmain :« Nous jugeons que l'Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu, a véritablement apparu le 17 janvier 1871, à Eugène et Joseph Barbedette, Françoise Richer et Jeanne-Marie Lebossé dans le hameau de Pontmain ».
Le pèlerinage
À la suite de l'apparition et de sa reconnaissance canonique, l'Abbé Guérin, curé de Pontmain, assure l'accueil des pèlerins avec les religieuses de l'école. Mais après sa mort en 1872, l'évêque appelle les Missionnaires Oblats de Marie-Immaculée pour animer les premiers pèlerinages et prêcher dans la région.
Monseigneur Wicart pose la première pierre de la basilique de Pontmain le 18 juin 1873, mais meurt peu après. Ses successeurs suivent sa voie et la basilique est consacrée le 15 octobre 1900 par Mgr Pierre Geay.
L'affluence des pèlerins à Pontmain a été rapide. Pour le premier anniversaire des apparitions, le 17 janvier 1872, on comptait déjà 8 000 personnes.
En 1903, les oblats sont expulsés de France, à la suite de la politique de séparation des Églises et de l'État. Ils ne reviendront qu'après la Première Guerre mondiale. Pendant cet intervalle, c'est le curé du village qui s'occupe des pèlerins. Ils sont toujours présents aujourd'hui.
Les voyants
Par la suite les deux garçons entrèrent au séminaire et devinrent curés de campagne. Françoise Richer devint gouvernante chez l'abbé Eugène Barbedette et Jeanne-Marie Lebossé entra au couvent.