Périodes de construction :
15e siècle ; 16e siècle et 1ère moitié 17e siècle.
Monument historique - Propriété privée.
Ce manoir de 1630 présente tous les attributs d'un domaine seigneurial d'ancien régime : cour fermée, colombier (600 couples), chapelle (1639), étang, grenouillère, four à pain, bâtiments agricoles, allée plantée.
L'ombre de la belle dame de Trémaudan, qui souleva les premiers émois sensuels de Chateaubriand, semble encore habiter cette grande bâtisse Louis XIII.
Sous l'Ancien Régime, la seigneurie de Trémaudan, unie à la terre noble de Cotillé, forme une moyenne justice exercée en l'auditoire de Combourg.
En outre le seigneur de Trémaudan dispose dans l'église priorale de Combourg d'un droit d'enfeu.
Des pierres d'attente à gauche du maître-logis du Grand-Trémaudan indiquent que l'édifice formé d'un corps rectangulaire de style Louis XIII n'a pas été terminé, sans doute faute de moyens, et qu'il aurait dû être doté d'un second pavillon conforme au premier.
La bâtisse constitue le cadre d'une légende, celle d'Hervé « le mécréant blasphémateur » dont la tête roulant sur le plancher du grenier fera frémir d'angoisse nombre d'occupants.
Moins sinistre, demeure la figure de la Lorraine Marie-Louise Mazin, "La Belle Dame de Trémaudan",épouse de Messire Nicolas-Pierre-Philippe, seigneur de Trémaudan, à laquelle on attribue l'éveil à la sensualité du jeune François-René de Chateaubriand sur la foi d'un épisode des Mémoires d'Outre-Tombe où la jeune femme transparaît de manière anonyme.