La Vierge du "Petit Pontmain" est située sur la commune de Ballots en Mayenne
Autrefois se trouvait dans un arbre une statue de la Vierge. En 1871, à Pontmain, la Vierge était apparue à des enfants. Les habitants s'étaient mis à la prier pour protéger les soldats de la commune partis à la guerre. Tous étaient revenus dans leurs foyers.
En 1927, plusieurs personnes pieuses de Ballots promirent d'installer la Vierge sur une colonne et y venir la prier en référence des grâces obtenues en 1871 et nommer ce lieu « Le Petit Pontmain ». Ce qui fut fait et des grâces furent accordées.
Chaque année, une procession y était fréquentée par un bon nombre de personnes. Mais le pèlerinage a été interrompu pendant la guerre 1939-1945. Les processions reprendront en 1961 avec le père Simon puis le père Maltret, chaque 15 août : jour de l'assomption de la Vierge Marie.
Autrefois au lieu dit "Les Bonshommes" se trouvait un Prieuré Il est situé à environ 500 mètres de la statue de Notre-Dame-de-Pontmain (que vous pouvez appercevoir en contrebas, aujourdhui à l'abandon) Le prieuré des Bonshommes de Ballots a été fondé, en 1193 par Maurice II de Craon. Cet établissement religieux fut édifié sur une ancienne voie qui reliait Craon à l'abbaye de la Roë. Il servait également d'hôtellerie aux voyageurs qui se rendaient d'Anjou en Bretagne. C'est désormais lieu-dit se situe au sud de Ballots et au sud de la lisière de la forêt de Craon.
De cet ancien prieuré, il ne subsiste qu'un bâtiment « avec une aile en retour d'équerre » qui a subi les humeurs du temps ; il pouvait être les anciens celliers et ne représenterait que la moitié de l'établissement primitif qui était construit en grès roussard. Les servitudes formaient un bâtiment parallèle et la nef de l'église fermait le quatrième côté de la cour intérieur, tandis que le chœur débordait en rond-point sur le carré extérieur de l'enceinte. En 1707, l'église était doté d'une piscine située près de l'autel : le chœur présentait des « croix pattés délicatement sculptées » ; un autel représentait « un cercueil d'où pendait un suaire » et un « tableau de la Trinité » furent transportés dans l'église de Ballots après la tourmente révolutionnaire ; ils ont disparu depuis on ne sait trop comment. Le prieuré perdit ses cloîtres vers 1700 et son église vers la fin du XIXe siècle.
Les bâtiment et le fossé font l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis le 3 octobre 1988 (A verifier au vu de l'état acctuel)