Broussan, un prieuré, une chapelle
C’est au Moyen Âge que Broussan prend son essor avec l’installation d’un prieuré comprenant de nombreuses terres, bois, marais et métairies.
Les années futures vont voir se dérouler les phases de restauration qui porteront : sur la fenêtre à caractère gothique qui caractérise la façade sud de l’édifice, la réfection des sols, la stabilisation des enduits et décors peints, l’installation de réseau d’éclairage.
Initiés par la commune jusqu’en 2007, les travaux de valorisation et de restauration ont été remis, courant 2008 -2009 à la compétence intercommunale notamment pour inscrire la chapelle dans la création d’un parcours touristique « des chapelles romanes de la terre d‘Argence »
Le prieuré
Installé sur l’un des chemins de Saint-Jacques de Compostelle qui rallie Saint-Gilles outre la chapelle, ses sources abondantes et rafraîchissantes, le prieuré possédait un important four à pain qui devait permettre de subvenir aux besoins les pèlerins.
La Révolution entraînera le partage du domaine. Du prieuré de Broussan, il ne reste aujourd’hui que les bâtiments principaux de venus un ensemble d’habitations privées, quelques terres et bois environnants. Mais les lieux abritent encore toutefois que ques beaux éléments de la période médiévale.
La chapelle
Construite à la première moitié du XIe siècle, elle est dédiée à Saint-Vincent (devenu par la suite Saint patron des Vignerons). Elle relève d’abord de Saint-Gilles puis du Chapitre de Nîmes. Le culte y sera effectué jusqu’en 1926. De style roman, la chapelle constitue l’édifice remarquable de par son état de conservation notamment, du site de Broussan. Elle est classée monument historique et de meure l’une des chapelles romanes les mieux conservées de l’hexagone. Elle possède également dans son mur intérieur nord, une stèle en caractères gothiques datée de 1570 et initialement provenant du château de Belegarde.
Des travaux de consolidation et de restauration
Une intervention engagée en juillet 1997 par la commune a permis avec l’aide de la région, de la D.R.A.C (Direction Générale des Affaires Culturelles), du département et du propriétaire, d’engager des travaux de consolidation et ainsi sauver l’édifice menacé d’écroulement. C’est à cette occasion, parmi les remblais dégagés de la toiture de l’édifice qu’ont pu être sauvés in extremis les fragments d’une stèle discoïdale.