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Difficulty:
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Terrain:
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Size:
 (small)
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Le circuit « Entre bois et Né » est un parcours d’environ 30 kms qui vous propose la découverte de 8 géocaches.
La bugée avait pour but de faire bouillir le linge afin de lui rendre toute sa blancheur : la cendre (car elle contient des phosphates) remplaçait la lessive. haque semaine, la lessive ordinaire (linge de corps, vêtements de travail, et couleurs) était l'habitude des femmes de chaque maison. Il en était autrement du gros linge : draps, torchons, serviettes etc. En effet, deux fois l'an, au printemps avant les Rameaux et à l'automne vers la Toussaint, plus précisément avant de tuer et cuisiner le cochon, les femmes faisaient la "bugée" ou "buée". Ailleurs, on disait aussi "bugeaille", notamment vers Saint-Maixent (D&S). Les draps étaient changés chaque mois et après un rapide lavage à l'eau claire puis plus tard au savon de Marseille, suivi d'un rinçage, étaient séchés puis étendus dans les greniers en attendant le jour de la " bugée ". On disait que le linge avait été "éssangé" ; parfois 30 à 40 paires de draps allaient ainsi attendre le jour de la " bugée " ou lessive d'autrefois.Diverses opérations devaient être effectuées préalablement. Pour faire une bonne " bugée ", cette cendre, consciencieusement tamisée, était préparée à l'avance et ensachée : il ne devait pas subsister de résidus de charbon, générateurs de taches. Par ailleurs, la veille de la "bugée", les draps et le linge étaient sortis des greniers afin d'être mis à tremper dans des cuves ou des " timbres " jusqu'à la fin de l'après midi. Là, le linge était retiré et mis à égoutter sur des tréteaux ; les draps devaient être tordus de façon à s'égoutter plus vite. Avant d'aller plus en avant, il devient nécessaire de décrire les moyens dont on disposait pour laver et faire bouillir le linge. Côte à côte, une ou deux " ponnes " (cuve en terre cuite d'un volume de 100 à 200 litres) étaient " juchées " sur un piédestal en maçonnerie de 80 cm environ. A coté et dessous, était installée la " poêlonne " (cuve en fonte chauffée par un feu de bois). Au fond des " ponnes " la cannelle, sorte de drain en bois de sureau recueillait l'eau et l'amenait à l'extérieur au-dessus de la " poêlonne ". L'orifice de sortie de l'eau pouvait être obturé par un " tapon " en bois dont l'étanchéité était renforcée par un morceau de tissu (comme une bonde de barrique). Au fond de chaque ponne, au-dessus de la "cannelle", un sac de cendre était posé sur un lit de sarments de vigne ou sur des tuiles. Le linge était avec mille précautions réparti puis disposé soigneusement dans la ou les " ponnes " dont une était réservée aux draps. Ce linge, disposé bien à plat, devait baigner dans sa totalité. Ensuite, quelques racines d'iris étaient insérées afin de le parfumer. Enfin, les "ponnes" dont les canelles étaient obturées par les " tapons " devaient être remplies d'eau. Il en était de même pour la " poêlonne ".Le lendemain, le feu était allumé sous la "poêlonne". L'excédent d'eau bouillante était recueilli à l'aide d'un "potin" en fer blanc (sorte de casserole cylindrique) pour être déversé sur le linge des ponnes. Les " tapons " de ces dernières étaient tour à tour enlevés (puis remis) de façon à laisser s'écouler au fur et à mesure leur " jus " dans la " poêlonne ". Ces opérations fastidieuses appelées " faire rouler la lessive " se répétaient inlassablement toute la journée.; ce travail très long était particulièrement fatiguant. Le jour suivant, était consacré à la "laverie" : le linge sorti des "ponnes", "poêlonnes", cuves ou bassines était chargé sur des charrettes ou brouettes, puis acheminé à la mare. C'est alors que les femmes lavaient le linge : les battoirs marchaient" fort" mais il parait que les langues aussi. Ensuite le linge était rincé, tordu et retordu, avant d'être étendu au soleil sur l'herbe de la place ou des prés, parfois sur de courtes " palisses ". On pouvait aussi le suspendre sur un fil tendu entre deux arbres ou deux grands piquets. Quand il n'y avait pas de lavoir, le rinçage et lavage se faisaient dans des basses (demi-barriques), des timbres ou bassies de pierre (où buvaient les animaux) ou plus tard des bassines de zinc. Le soir venu, dès lors que ce linge était bien sec, il était chargé sur des brouettes, ramené à la maison et enfin plié sur des chaises. Deux jours plus tard, les chemises des hommes, les serviettes et mouchoirs étaient repassés. Le reste, sachant que tout avait été "contre plié", ne demandait aucune précaution supplémentaire et était rangé dans les armoires d'où émanaient ensuite des odeurs d'iris. La bugée (bughée) était alors terminée et tous se donnaient rendez-vous : " A dans six mois ! "
Additional Hints
(Decrypt)
uv... uv... wr ar penvaf cnf yn cyhvr