Ancienne chapelle donnée par les vicomtes de Léon à l'abbaye de Daoulas, qui y établit un prieuré-cure, Notre-Dame-des-Sept-Douleurs devient église paroissiale au XVIIe siècle après avoir été chapelle tréviale de Plouguin. L'aspect irrégulier du bâtiment s'explique par les campagnes de travaux successives qui eurent lieu aux xive, xve, XVIIe et XVIIIe siècles. Placée sous le patronage de Notre-Dame, elle devient, sans doute vers le XIXe siècle, Notre-Dame-des-Sept-Douleurs. Le pardon a lieu le troisième dimanche du mois d'août, probablement pour éviter la concurrence avec la paroisse de Bourg-Blanc, dont la fête se déroule le deuxième dimanche d'août. Un second pardon, moindre, le pardoun an troiou, pardon des tours, est fixé le mardi de Pâques. À l'origine, la cérémonie consiste en neuf tours d'église, exécutés d'un pas rapide, avec récitation à genoux d'un Pater et d'un Ave Maria devant l'autel à chaque tour. Peu à peu, l'usage des neuf tours se réduit à un seul, sauf lorsqu'un malade est en danger de mort.