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Castrum de Torretis : La tourraque

A cache by HWH06 Send Message to Owner Message this owner
Hidden : 02/20/2016
Difficulty:
3 out of 5
Terrain:
3.5 out of 5

Size: Size: regular (regular)

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Geocache Description:

Voici une série de caches retraçant l'histoire du village de Tourrettes sur Loup.

La première référence du site de Tourette (orthographie "officielle")  date de 1024, le lieu est connu sous le nom de Castrum de Torretis.


La tourraque

 

Les ligures (puis celto-ligures) ont marqué l’histoire de la région comme étant le premier peuple civilisé à s’installer dans la région. Et Tourrettes ne déroge évidemment pas à cette règle.

Descendants des peuplades néolithiques, ils avaient été peu à peu repoussés de la côte méditerranéenne vers les hauteurs, par des invasions successives, on peut dire que ce sont eux, les provençaux d’origine !

Ces hommes petits, trapus, vigoureux, noirauds et lestes vont s’installer sur les endroits rocheux qui dominent le littoral. Sur le territoire de Tourrettes, ils ont laissé leurs traces sous forme de constructions primitives plus ou moins élaborées. Les femmes partagent le travail des hommes.

Sur les hauteurs, les ligures chassent les chevaux, les bovins, les lapins et les cochons sauvages. Ils élèvent des troupeaux de chèvres et de moutons qu’ils ont domestiqués. Sur les sommets du Pic de Courmettes et de la Colle de Naouri, à l’Eouvière en bordure du plateau des Courmettes, des murets ruinés en forme d’enclos sont parfois accompagnés de bories.

Construites en éperons barrés sur les falaises des gorges du Loup, ces aires permettent la surveillance de l’approche ennemie. Sur les vastes épaulements du massif tourrettan, la vie est possible près des sources et des champs cultivés. Plusieurs camps s’échelonnent côte à côte. Là, ils peuvent surveiller le littoral où croisent les bateaux phocéens entre leur ville de Massalia (Marseille) et les différents comptoirs qu’ils ont créés le long de la côte pour leur commerce : Antipolis, Nikaïa, Monoïkos, qui deviendront plus tard Antibes, Nice ou Monaco.

 

Entre les VIII° et V° siècles avant notre ère, les Celtes envahissent la Gaule. Ils viennent des confins de l’Europe centrale. Ils progressent lentement, non en conquérants mais en nomades, à la recherche d’un lieu de villégiature. Ils arrivent en longues caravanes qui traînent derrière eux leurs troupeaux, leurs chariots avec femmes et enfants. Pacifiques, ils s’installent au fur et à mesure de leur progression. Ce peuple prolifique, très organisé, s’intègre facilement aux autochtones dans les grandes plaines riches de l’Europe.
Ils se scindent en deux groupes, l’un se dirigeant vers le sud, l’autre vers l’ouest. Vers l’an 500 avant notre ère, ils passent les Alpes. Quelques Celtes s’arrêtent dans notre contrée, tandis que les autres poursuivent leur chemin vers la Provence d’Arles. Ils font la paix avec les autochtones.

Ces grands hommes blonds, aux yeux clairs, fascinent les Ligures. Ils amènent avec eux un certain savoir-faire issu d’une ancienne grande civilisation. Les Ligures les acceptent comme voisins, des mariages unissent les deux races si différentes.

Les Celtes fortifient les camps ligures en murailles concentriques, en arcs de cercle adossés aux à-pic. A l’intérieur de ces enceintes, les habitations voisinent avec les bories. Les sites ainsi fortifiés sont placés aux endroits stratégiques, ils permettent de voir arriver de loin l’envahisseur. A l’intérieur de l’enceinte, une réserve d’eau assure le quotidien, tandis qu’à l’extérieur, des enclos sont construits en pierres sèches pour parquer les animaux.
 

Le site de la tourraque est vraisemblablement construit à cette époque. L’origine du nom vient du latin « Turris aquae » signifiant tour à eau, ou château d’eau. En effet, de nombreuses sources sortent du sol argileux en plusieurs endroits, de grands champs d’herbe verte recouvrent le plateau. A l’intérieur, des murs, des fonds de cabane et une citerne attestent d’une habitation.

A l’extérieur, passé le mur d’enceinte, un fossé est creusé.

En plus de cette méthode de protection, les Celtes apportent une technique inconnue des Ligures : l’art de travailler le métal pour fabriquer des armes de défense et pour créer des bijoux.

 

Quand les Romains arrivent dans la région, au I° siècle avant notre ère, ils empruntent la voie Héraclès construite par les Grecs pour rejoindre, par la terre, leurs comptoirs établis le long de la côte méditerranéenne.
La victoire remportée sur les tribus locales est immortalisée par le trophée d’Auguste à La Turbie. Les Romains s’installent dans l’arrière-pays vençois, faisant de la ville de Ventium un centre agricole actif qui devient le grenier des armées de César.

Ces Romains travaillent avec ordre et méthode, incitent les celto-ligures à quitter leurs castellaras et oppida pour venir habiter des maisons dans la plaine, s’organisant autour de grands domaines agricoles appelés “villae” où l’on cultive blé, vigne et oliviers.

 

Les Romains construisent des voies carrossables au fur et à mesure de leur conquête. Sur le tracé de la voie Héraclès et des drailles préhistoriques, ils aménagent la « via Julia Augusta » qui relie la Ligurie au Rhône par la province intérieure. La Provence vit dans la « Pax Romana ».
De Vence, dont ils ont fait une ville prospère, les Romains tracent la « via Ventiana » qui, par les premiers reliefs des baous, rejoint par Digne les grandes voies des Alpes. Cette route empierrée gagne le col de Vence et dessert les villages lointains de Coursegoules, Cipières, Gréolières ... déjà connus depuis la Protohistoire.
Vers l’Ouest, ils relient Vence à Grasse et trouvent, à l’emplacement du village actuel de Tourrettes, un épaulement de la montagne fortifié de place en place par des sites celto-ligures.

L’empire romain, trop vaste, marche vers son déclin qui sera total avec le déferlement des hordes barbares, à la fin du IV° siècle. La chute impériale est accélérée par le christianisme qui, dans sa philosophie d’amour et d’égalité, transpose les cultes zoroastriens et mithriaques par de nouvelles conceptions. A cette époque, le moine Honorat va créer un ensemble de petits monastères groupés autour d’un centre établi aux îles de Lérins, dans la baie de Cannes.
 

Les grandes invasions vont déferler sur la Gaule.

  • D’abord les Wisigoths.

En 410, leur roi Alaric met Rome à sac ; il est tué peu après. Pour lui succéder, Euric assassine son frère Théodoric. Il prend la tête des hordes wisigothes et envahit la Provence, au V° siècle. Les barbares pillent les villes et brûlent tout sur leur passage, tuent sans distinction. Nice n’est plus que ruines. L’évêque Véran a sa cathèdre à Vence. Voyant venir le danger, il envoie la population vençoise se cacher sur les baous et décide de rencontrer Euric pour le supplier d’épargner ses ouailles.

 

L’évêque part alors à pied, à travers collines et forêts, accompagné de son enfant de chœur et muni d’un baluchon dans lequel il a plié ses habits sacerdotaux. Les armées barbares campent aux bouches du Loup, où a lieu la rencontre.

Véran vient proposer sa vie contre celle des vençois. Le chef cruel jette, en ricanant son, épée près de l’évêque, lui assurant que sa quête serait entendue si l’arme fleurissait le lendemain. Le saint homme, empli de foi et d’espérance, se met en prière durant toute la nuit.

La légende nous rapporte que le lendemain, Euric trouva son épée éclairée par le soleil levant, elle servait de tuteur à un liseron qui avait poussé dans la nuit et l’habillait de son feuillage et de ses fleurs aux couleurs vives. Après ce miracle et bien d’autres encore, Véran fut reconnu comme saint tandis que le chef wisigoth poursuivit son chemin vers l’Espagne. Son fils Alaric II sera vaincu et tué par Clovis près de Poitiers en 507.

 

  • Puis les Lombards

La vie reprend son cours, les villes sortent de leurs cendres, le pays semble pacifié. Mais à la fin du VI° siècle une autre invasion déferle sur la région. Alboin, chef des Lombards, convoitait la Provence depuis longtemps. En 578, les Lombards passent le col de Tende, rasent Cimiez, brûlent Nice, Monaco et l’Olivette dans la rade de Villefranche : Hospice, le saint homme de la presqu’île, est torturé.

Vence est menacée, les vençois affolés reprennent le chemin des baous et se retirent dans les grottes et dans des constructions de pierres qui sont à l’origine de la forteresse de Saint-Laurent-la-Bastide, tandis que sont détruits le pont du Var et le monastère de Saint-Véran.
Vence est ruinée, ses remparts rasés. Deutère, son évêque, fait reconstruire la ville en s’inspirant de l’architecture lombarde.

 

Tandis que les Vençois se réfugient sur les baous, les tourrettans se sauvent dans la montagne et s’installent dans les anciens sites fortifiés des plateaux de Courmettes et du Caire dont la Tourraque. Non loin de là fut découverte une nécropole gallo-romaine. La vue s’étend du Cap Martin à l’Estérel. Les vestiges des murs d’enceinte, au ras du sol, mais d’une épaisseur de plus d’un mètre, sont cyclopéens, ils sont faits d’un entassement de pierres énormes sans mortier.

 

Après la victoire de Guillaume Ier, comte de Provence, sur les sarrasins, la Provence retrouve la paix dès la fin du X° siècle et au début du XI°. La région est dévastée, les villes démolies...

Les habitations situées sur les hauteurs du village sont petit à petit délaissées. Dans la journée, les paysans rejoignent les campagnes pour le travail agricole ou pastoral. Le soir, ils regagnent la protection des hautes murailles, fermées la nuit par une lourde porte.

Les villages abandonnés sont colonisés par des familles venues de la proche Ligurie.

 

Attention, le le site est utilisé comme pâturage pour les moutons ou autres brebis de février à mai. Le chemin de randonnée longe un enclos, si vous croisez des patous ne vous affolez pas ! Laissez-les vous observer, s'ils s'approchent de vous restez immobile un instant, ils partiront d'eux-même. Ne faites pas de gestes brusques et restez à distance du troupeau.

La cache est située entre l'ancienne voie romaine et la tourraque. Pour aller sur le site en lui-même, vous devrez continuer en amont.

Additional Hints (Decrypt)

Cbhe nppéqre à yn pnpur, ercéerm yr tebf ebpure qnaf yrdhry qrf tebffrf ebaprf bag cbhffé rg cbhefhvirm ibger nfprafvba

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)



 

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