Saint-Jean-Cap-Ferrat est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Saint-Jeannois.
Le Cap Ferrat et la ville de Saint-Jean-Cap-Ferrat.
Saint-Jean-Cap-Ferrat est situé sur la Côte d'Azur, entre Nice et Monaco, au bord de la mer Méditerranée. Le territoire de la commune est situé entre Villefranche-sur-Mer et Beaulieu-sur-Mer ; il comprend la totalité de la presqu'île du cap Ferrat ainsi que, sur la côte est de ce dernier, la pointe Saint-Hospice soit à peu près 250 hectares. Il est occupé par 500 villas, la plupart très luxueuses, noyées sous les fleurs, les palmiers, les pins d'Alep, les oliviers. Parmi les villas célèbres, on compte la villa Ephrussi-Rothschild donnée à l'Institut de France en 1934. Le site est classé et les constructions nouvelles sont très surveillées[1]. Ceci n'empêche pas, depuis le début des années 2000, les riches propriétaires d'effectuer de multiples travaux avec ou sans autorisation et parfois au mépris de la loi du littoral. Les associations locales de défense de l'environnement multiplient les recours alors que le maire soutient les constructions qui respectent les règles d'urbanisme pour des raisons économiques[1]. Dans son article paru dans le Monde[1], Isabelle Rey-Lefebvre omet d'indiquer que ce sont les services de l'État qui instruisent les permis attaqués parfois par des associations, que la procédure oblige ensuite les pétitionnaires à passer devant les services du Service Départemental de l'Architecture et du Patrimoine, puis devant la Commission départementale des sites. Enfin, les dossiers de permis « montent » à Paris où ils sont contrôlés par les services du Ministère de l'Environnement. Saint-Jean-Cap-Ferrat présente le paradoxe suivant : la presqu'île est un arboretum avec des essences uniques « importées » par les résidents qui ont construit maisons et parcs. Le site original était recouvert d'herbes folles, d'où son étymologie latine ferus c'est-à-dire sauvage, non cultivé.
Il existe un service régulier d'autobus au départ et à destination de Beaulieu-sur-Mer et de Nice qui dessert la presqu'île. La gare principale est située à Beaulieu, à 2 kilomètres à l'est. Cette gare dessert par un service régulier la plupart des villes situées le long de la Côte d'Azur, de Marseille à Vintimille[2]. L'aéroport le plus proche est celui de Nice-Côte d'Azur situé à 14 kilomètres.
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !
Anciennement Anao, le site de Saint-Jean-Cap-Ferrat est initialement occupé par les Ligures, puis par les Lombards vers 575. Au début du Moyen Âge, le reclus saint Hospice y occupe une tour sur la partie est de la presqu’île. Au VIIIe siècle, les Sarrasins conquièrent le site ; ils n'en seront délogés qu’au XIe siècle.
En 1388, lors de la dédition du comté de Nice, le hameau de Saint-Jean, qui fait partie de la commune de Villefranche, revient au duché de Savoie. Le site est fortifié sous protectorat savoyard ; en 1561, sous le règne du duc Emmanuel-Philibert de Savoie, le fort Saint-Hospice est construit. Il sera pris et détruit en 1706 par le duc de Berwick, à l’occasion de la prise de Nice par la France.
Saint-Jean passe plusieurs fois sous occupation française entre 1720 et 1820 ; il est définitivement rattaché à la France en 1860 avec l’ensemble du comté de Nice.
En 1904, le hameau de Saint-Jean se sépare de Villefranche-sur-Mer et devient une commune à part entière. D’abord dénommée Saint-Jean-sur-Mer, la commune prendra le nom de Saint-Jean-Cap-Ferrat en 1907.
Aujourd’hui, Saint-Jean-Cap-Ferrat est l’un des principaux sites résidentiels de la Côte d’Azur, avec de nombreuses et luxueuses propriétés