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La grange aux dîmes

A cache by sabmant Send Message to Owner Message this owner
Hidden : 02/22/2016
Difficulty:
1.5 out of 5
Terrain:
1.5 out of 5

Size: Size: small (small)

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Geocache Description:

Voici venu le temps pour moi de poser ma première cache, alors soyez indulgents (surtout pour les coordonnées GPS...) et bonnes recherches à vous !


La grange aux dîmes

 

 

 

 

 

 

 

La grande aux dimes et le dortoir aux moines sont les seuls bâtiments qu’il nous reste de l’abbaye Sainte Barbe en Auge.

L’histoire de l’abbaye de Sainte Barbe en Auge, riche prieuré de Mézidon Canon :

Le fils d'Odon Stigand, Robert, avait rapporté de ses voyages en Orient des reliques de Sainte Barbe. A son retour, il trouva son frère Maurice très gravement malade ; les reliques de Sainte Barbe opérèrent sa guérison, et, comme dans beaucoup de légendes, la Sainte apparut au malade et lui ordonna d'aller trouver son père et de se rendre avec lui à l'église St-Martin-d'Écajeul pour y faire célébrer la messe en son honneur. Odon Stigand, convaincu de la vérité de l'apparition et frappé de la guérison de son fils, s'empressa de se rendre à ses prières et fit transporter les reliques de sainte Barbe dans la chapelle de St-Martin-d'Écajeul (Sanctus Martinus de Escajolo), située sur la rive droite de la Dive, puis il institua six chanoines réguliers.

La première fondation de Ste-Barbe eut lieu vers l'an 1055, et la charte par laquelle Odon Stigand constitua l'établissement est de 1058 ; elle fut approuvée par Guillaume le conquérant en 1060. Maurice, son fils aîné, devenu titulaire de la baronnie d’Ecajeul, par le fait que l'ancienne chapelle devient trop petite pour contenir l'affluence des pèlerins, il entreprend la construction d'une nouvelle église. Pour cela, il détruit le château de son père et emploie les matériaux à la construction d’une belle église qu’il élève à la place de la chapelle de Sainte-Barbe, à laquelle il consacre aussi le nouvel édifice. Celle-ci, beaucoup plus grande, comporte deux clochers, deux cloîtres, un mur d'enceinte, un grand portail surmonté de deux tours carrées, une vaste nef de cinq arcades et voûtes, une tour lanterne et le chœur avec deux clochetons.

Les successeurs de Guillaume le Conquérant sur les trônes d'Angleterre puis de France prirent aussi le prieuré sous leur protection. En novembre 1223, Louis, père de saint Louis, confirme la protection reçue autrefois d'Henri II et de Richard Cœur-de-Lion, puis de Philippe-Auguste - celui-ci s'était emparé de la Normandie en 1202-1204 pour les "revenus" et les "aumônes" du prieuré Sainte-Barbe.

Les papes, de leur côté, ont accordé dès le XIIe siècle des privilèges, franchises et libertés aux religieux de Sainte-Barbe et surtout, par la bulle de Célestin III datée de 1196, soustrait le prieuré à l'autorité diocésaine. Le Pape, en effet, "accorde aux chanoines de sainte Barbe le droit d'élire leur prieur sans l'intervention des évêques et archevêques diocésains". C'est le privilège de l'exemption qui fait dépendre le prieuré directement du Saint-Siège. Plus tard, fin XIVe-début XVe, le responsable de Sainte-Barbe, tout en gardant le modeste titre de prieur, reçoit  le droit de porter le bâton pastoral (1391) et celui d'avoir l'anneau épiscopal (1410). Le prieur de Sainte-Barbe a alors même rang qu'un évêque.

Malheureusement, cette autorité n'a guère servi à maintenir Sainte-Barbe dans l'esprit des fondateurs et de la règle de saint Augustin : au début du XVIIe siècle - nous dit Claude du Molinet, chanoine de l'abbaye de sainte Geneviève, qui écrit à la fin du même siècle - c'est un des plus riches prieurés de la région. Autrefois un des centres de dévotion de la contrée, il est devenu un rendez-vous profane pour traiter des affaires, vider des querelles ou se divertir, faire bonne chère. La réputation des religieux est de bien traiter leurs hôtes et de tenir toujours table ouverte. Il y a malgré tout parmi eux le désir de se reprendre, puisqu'en octobre 1642 est signé le concordat qui rattache le prieuré de Sainte-Barbe à la Congrégation de France, nouvellement fondée sous la direction de l'abbaye royale et apostolique  de Sainte-Geneviève.

La prise de possession a lieu en mars 1643. Le 30 décembre 1607, Robert III de La Ménardière, chantre de la Sainte-Chapelle de Paris et abbé de Sainte-Colombe, se démit en faveur des jésuites de Caen, concession qui fut approuvée par ses chanoines en 1609. Les guerres de religion, ayant causé beaucoup de mutilations à l'édifice, la décision de le vendre comme bien national et de démolition (carrière de pierres) est prise le 26 novembre 1790. Les chanoines réguliers de ce prieuré quittèrent leur maison en 1792 : Jean-Baptiste Le Christ, son dernier prieur et curé de Mézidon, était alors à leur tête. Il refusa de prêter serment à la Constitution. Il fut donc arrêté et enfermé aux Carmes de Caen puis relâché en 1794. Il partit alors en Angleterre en 1795, revint en 1799 et mourut en le 8 mars 1809 au Breuil, à peu de distance du couvent. Il est enterré dans le cimetière de la commune du Breuil (autour de l'église du Breuil, commune rattachée à Mézidon en 1848). On raconte qu'il se rendait souvent à pied méditer sur les ruines de l'abbaye.

Les acheteurs détruisirent l'église et tous les bâtiments sauf la grange aux Dîmes et le dortoir des moines. Quelques maisons de la ville de Mézidon, seront construites avec des pierres provenant de l'Abbaye et, en 1808, à sa construction, l'église Notre-Dame (à Mézidon) recevra deux cloches, les reliques de la sainte et une statue en bois la représentant. Le portail actuel de la ferme est reconstruit sur l'emplacement de l'ancien et il subsiste deux bâtiments : La grange aux Dîmes et un bâtiment de la ferme appelé "dortoir des moines".

 

Médaillon sur une clef de voûte venant de Ste-Barbe et il semblerait du XIIIe siècle. La provenance est certaine, mais il n'est pas sûr qu'il ait appartenu à la voûte de l'église. Il pourrait provenir du cloître ou d'une autre dépendance du prieuré. Il représente un homme, affourché sur un âne et portant un sac sur sa tête. Le costume du personnage est intéressant. Il porte des gamaches, espèce de guêtres qui étaient en usage dans nos campagnes. 

 

Sources: http://mezidonhistoire.canalblog.com/archives/2008/07/30/10081599.html

http://www.ressource.fr/francais/EH_2_98.html#prieur%C3%A9        

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