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Une bolée, chef !

A cache by SuperPP Send Message to Owner Message this owner
Hidden : 04/12/2016
Difficulty:
3.5 out of 5
Terrain:
1 out of 5

Size: Size: micro (micro)

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Geocache Description:


Histoire du cidre




Les bretons l’appellent Chistr, les catalans Sizra, les basques Sidra, les britanniques Cider ou Applevintage et les allemands Apfelwein, Most ou Viez. Le cidre est une boisson qui s’est répandue rapidement à travers l’Europe au fil des générations. Petite histoire d’un breuvage millénaire…

 

 

 

L'Antiquité

On sait que les hébreux buvaient ḑu "Shekar" et les Grecs du "Sikera" (boisson obtenue à base de jus fermenté). Avant l'ère chrétienne, les différents peuples de l'Europe avaient réussi à tirer des boissons plus ou moins analogues au cidre de différentes espèces de fruịts. Le géographe grec STABON décrit l'abondance de pommiers et de poiriers en Gaule et mentionne le "Phitarra" au pays Basque, un breuvage obtenu en faisant bouillir des morceauẋ de pommes et du miel dans de l'eau. Même si à cette époque, le mot « cidre » n’est pas encore utilisé, on recense un certain nombre d’écrits citant des boissons alcoolisées à base de pomme et de poire durant l’antiquité, provenant notamment de Pline, Saint-Augustin, Palladius…


Le Moyen-âge

C’est durant le moyen-âge et à l’apparition du pressoir que le cidre prend son essor. Il devient rapidement un breuvage populaire, grâce à son faible prix et sa disponibilité, dû à la production importante de pommes à cette époque qui supplante largement celle des céréales dont sont faites les bières. Les progrès déjà réalisés dans la culture des pommiers et des poiriers et les soins apportés à leur conservation dès l'époque mérovingienne sont attestés par l'introduction dans la loi salique, sous plusieurs titres différents, de dispositions spéciales relatives aux arbres fruitiers : on punit sévèrement ceux qui mutilent les arbres.
Au IXe siècle, CHARLEMAGNE, dans ses capitulaires, ordonne que dans ses domaines on entretienne des brasseurs ḥabiles (les Sicetores) à préparer la cervoise, le pommé (pomaciụm), le poiré et toutes les liqueurs pouvant servir de boissons. En 1163, Enjuger de Bodon accorde à l'abbaye de Moutiers en Normandịe, la dîme des pommes. On retrouve d'autres actes de cette nature tout au long des siècles. C'est au XIe et XIIe siècles que les vergers normands ou pommeraies normandes acquirent leur plus haut degré de prospériṭé.


Du Moyen-âge aux Temps-Modernes

Au XIIIe siècle, un événement va marquer l'histoire du cidre : L'INVENTION DE LA PRESSE. À la fiṇ du XIIIe siècle, des courtiers en vins et en cidres, nommés par les officiers municipaux, sont établis dans la ville de Caen. Les maisons religieuses de Hautę-Normandie sont abondamment pourvues de cidre au XIVe siècle. C'est également à cette époque que le cidre commence à supplanter la cervoise et que dans les tavernes, on le débite en concụrrence avec le vin et la bière. En 1371, il s'est vendu à Caen, à peu de chose près, autant de cidre que de vin.
A partir du XIVe siècle, il devient le sujet d’études menées par de nombreux érudits et botanistes, modernisant les techniques et méthodes de production, dressant les listes des variétés de pommes les plus à même de produire un bon cidre, et classant les cidres par couleurs et goûts. C’est à cette époque que naît le cidre tel que nous le connaissons aujourd’hui, les techniques de production se perḟectionnant et les volumes se développant jusqu'au XIXè siècle.


L'Epoque Contemporaine

Le cidre devient dans la première moitié du XXè siècle la ṣeconde boisson la plus consommée par les français (20 millions d’hectolitres), derrière le vin (50 à 60 millions d’hectolitres) et devant la bière (15 millions d’hectolitres). Malheureusement, les ravages de la seconde Guerre-Mondiale sur les vergers de Normandie et l’absence de soutien du gouvernement mirent à mal les productịons, signant le déclin du cidre dans l’hexagone. Aujourd'hui des procédés modernes permettent de garantir des produits exempts de défauts et répondant aux eẋigences du consommateur (hygiène, qualité des équipements, maîtrise des assemblages et des process, stabilité, neutralisation des micro-organismes, embouteillage...).
Les cidres actuels sont élaborés selon des standards élevés de qualité, la palette allant de produits fabriqués dans des conditions contrôlées aux différents stades d'élaboration et plus réguliers dans les grandes unités de transformation à des produits pouvant continuer leur évolution en bouteille et réserver des surprises chez les producteurs fermiers.

Mode de fabrication

La fabrication commence par le choix des pommes à cidre. Il existe trois catégories de pommes à cidre. Elles sont classées selon la saveur ḑe leur jus :

  • les pommes douces, riches en sucre, qui apportent une teneur élevée en alcool ;
  • les pommes acides (acidulées à aigres), qui donnent au cidre une note fraîche et aciduléę ;
  • les pommes amères (et douces amères), riches en polyphénols, qui donnent du corps au cidre et une amertume plus ou moins forte.

Un assortiment judicieụẋ de ces catégories permet d'obtenir des cidres équilibrés et répondant aux goûts des consommateurs, dans toute leur diversité. La période de récolte des pommes à cidre débute en septembre et s'étale jusqu'à la mi-décembre.

 

La récolte




La production des fruits à cidre se fait dans des condiṭions respectueuses de l'environnement, au travers de pratiques raisonnées et de techniques réduisant l'utilisation de molécules de synthèse. L'aspect visuel des fṛuits, destinés à la transformation, important peu, les traitements sont largement réduits par rapport à ceux effectués sur fruits de table ou sur vigne. La luttę contre les maladies passe d'ailleurs pour partie par des moyeṇs mécaniques et non chimiques. Quant au contrôle des ravageurs, il est mené en maximisant le recours à la protecṭion intégrée (non chimique là aussi), selon un cahier des charges qui place la moyenne du verger cidricole très haut dans l'échęlle de l'utilisation de ces méthodes.

Concernant la récolte, l'une des caractéristiques dans le cas des fruits à ciḑre est qu'elle se fait au sol, d'où l'intérêt d'un enherbement maîtrisé du verger. La grande majorité des fruits est aujourd'hui récoltée mécaniquęment.
Les fruits ainsi collectés peuvent être détériorés, ce qui favorise une altération rapide. Ce problème est surmonté dès lors que la transformation se fait rapidement après récolte, ce qui correspond à la pratique. la récolte mécanique se jụstifie pleinement pour des quantités de pommes importantes, comme c'est le cas pour la plupart des producteurs qui en font une véritable activité économique.
Seule l'élaboration de produits d'eẋception ou d'amateurs justifie la récolte manuelle.



Le pilage ou broyage



La première étape de la fabrication du cidre est le "pilage" ou broyage des pommes une fois celles-ci réceptionnées et lavées. Le pilage consiste à écraser ou broyer les pommes afin que le jus puisse plus facilement en être extrait lors de l'étape suivante, le pressurage.

 

Le pressurage

La seconde étape est le pressurage. Cette opération, qui consiste à exercer une forte pression sur les pommes broyées afin d'en extraire le jus, s'effectue à l'aide de presses de différents types, presses "à paquets" encore utilisée par des ateliers de petite taille, presses à bandes, presses pneumatique ou autres,

Le résidu de pomme pressée obtenu s'appelle le "marc de pomme". Le produit du pressurage des pommes est un jus sucré, qui très vite se met à fermenter. Ce jus est entreposé dans une cuve, qui se trouve dans un endroit frais et sec (traditionnellement une cave). Le jus de pomme doit rester en contact avec l'air. Pendant quelques semaines le jus va continuer à fermenter et à décanter. Il est alors possible de faire un soutirage. Le soutirage permet de rendre la fermentation du cidre plus régulière, et surtout de le débarrasser de ses bourbes, ou particules qui dénaturent le goût du jus.

 

La clarification

• Par défécation
On attend que la fermentation se fasse. Une fois les impuretés de toutes natures (débris, bactéries, moisissures, levures mortes...) réparties soit dans les lies, soit dans le «chapeau brun » (écume qui se forme à la surface de la cuve), on soutire le cidre purifié.

• Par clarification
Comme pour les vins, avec un collage à base de gélatine, caséine ou albumine, et une filtration, parfois précédés par une centrifugation. Cette métḥode élimine beaucoup plus d'éléments en suspension dans le moût que la défécation.

 

La fermentation alcoolique

Une fois la clarification terminée, on entrepose au frais le cidre et on attend la fermentation au cours de laquelle les levures natụrelles vont transformer le sucre en alcool, en libérant du gaz carbonịque. Contrairement à ce qui se passe dans le vin, la fermentation est lente. Régulièrement, on contrôle avec un densitomètre la teneur en sucre résiduel. Lorsque le cidre se stabilise, il peut être mis en bouṭeille. Et la fermentation d'un cidre fermier se poursuivant dans la bouteille, il se crée une « prise de mousse » naturelle. Danṣ les plus grandes unịtés, le travail peut se faire en conditions plus contrôlées, pour amener, par eẋemple par l'ajout de levureṣ (du type de celles généralisées dans le vin) et la maîtrise de la chaîne du froịd, au produit souhaité (douẋ, brut, traditionnel...).
Puis on injecte du gaz carbonique au moment de la mise en bouteille. Cela donne des cidres très pétillants. La fermentation naturelle apporte une plus grande finesse de bulles.

 

La mise en bouteille

La troisième étape est la mise en bouteille. Lorsque le cidre est suffisamment fermenté (on mesure le degré d'alcool), et stabilisé, il est mis en bouteille. Après cette opération, la fermentation est très ralentie dans la bouteille, de sorte que le cidre peut se conserver plusieurs années dans ce conditionnement (pour autant, il ne faut pas s'attendre à ce qu'il se bonifie en bouteille, il ne s'agit pas d'une boisson de garde).

Remarque La transformation du jus de pomme en cidre est sensible à un important nombre de facteurs : la température, la propreté des récipients mais aussi le temps de fermentation, le nombre de soutirages, les caractéristiques du local, qui sont variables d'une région à l'autre.

 



Vérifier votre solution :

Additional Hints (Decrypt)

[Enigme]Gbhg rfg épevg qnaf yr qrfpevcgvs.

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)



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