Village situé au nord-est du district de Nyon, Le Vaud a comme voisines les communes de Bassins, Marchissy, Burtigny et Begnins. Perché à flan de coteau au pied du Jura de 620 à 1450 mètres d'altitude, avec une magnifique vue sur le lac Léman et la chaîne des Alpes.
Ses Armoiries sont composées de deux clés, qui sont celles de l'abbaye cistercienne de Bonmont; c'est en effet à elle qu'appartenait la seigneurie, les dîmes et la juridiction de Le Vaud. Outre ces deux clés, les armoiries reproduisent également une bêche symbolisant les travaux de la terre. Habitants: les Vaulis
Le Vaud, appelé dans les années 1300 "Au Vaud", puis "Du Vaud", tire vraisemblablement son nom de "Wald" qui signifie forêt. Avant cette date, l'ancien village s'appelait "Volotar". La commune a une particularité territorial : elle n'a qu'une superficie de 320 Hectares pour son territoire politique, elle en possède plus de 600 sur les communes de Marchissy et Le Chenit (Vallée de Joux); ceux-ci comprennent cinq alpages (La Pouilleuse, Les Chenevières, La Perroude, Le Pré-aux-veaux, Les Trois-Châlets) loués à des agriculteurs du village, ainsi que de la forêt.
Autre particularité, le zoo "La Garenne", dont la destinée a été reprise en main par une fondation pour poursuivre les trente-cinq ans d'engagement de son fondateur Erwin Meier au service de la faune indigène.
“ Présenter la Faune européenne ”
Certains animaux présentés au public proviennent exclusivement d'élevages en Parc animalier, et d'autres font partie de ceux qui sont arrivés en station de soins et que l'on a pas pu relâcher. Environ 150 espèces, "de la fourmi au loup", ont été réunies au cours des 40 ans d'existence de la Garenne pour le plus grand plaisir de nos petits et grands visiteurs qui peuvent ainsi se familiariser avec la biodiversité régionale.
Une "Charte éthique" a été éditée pour offrir aux animaux des conditions de soins et de détention adaptées à leurs besoins. Progressivement, les efforts ont été déployés pour réunir les espèces indigènes les plus représentatives de l'écosystème de nos régions.
“ Développer des programmes de reproduction et de réintroduction ”
La Garenne participe à plusieurs programmes nationaux et internationaux de réintroduction d'espèces concernant notamment les gypaètes barbus et les vautours moines. Sur les 20 gypaètes reproduits et élevés à la Garenne, 11 ont participé au programme de reproduction en parc animalier et 9 ont pu être relâchés dans la nature. Certains d'entre eux ont constitué de nouveaux couples qui se sont reproduits.
Chez les vautours moines, 5 sont nés à la Garenne, 4 ont été relâchés et 1 gardé comme reproducteur. Grâce à ces différents programmes de réintroduction, la Garenne contribue aujourd'hui activement au repeuplement d'espèces en voie de disparition.
“ Accueillir des animaux au centre de soins ”
Chaque année, plus de 300 animaux sauvages de la région sont recueillis dans notre centre de soins. Sur les animaux soignés, environ le 40% sera relâché dans la nature. Ceux qui sont incapables de subvenir à leurs propres besoins en milieu naturel seront gardés à la Garenne ou dans un parc animalier à des fins de reproduction ou de présentation au grand public.
“ Informer les jeunes grâce aux ateliers de zoo-pédagogie ”
Des animations éducatives sur les thèmes de la faune, de la nature et du respect de l'environnement, complétées par une visite du zoo sont proposées aux écoles et aux groupes d'enfants. Chaque année plus de 1500 enfants participent à ces animations proposées gratuitement grâce à une subvention du Département de la jeunesse et de l'instruction vaudoise. Ces journées permettent de sensibiliser les enfants à l'équilibre fragile de notre faune et de poser déjà les premiers jalons d'une nouvelle conception et d'une cohabitation harmonieuse avec leur écosystème. Ne sont-ils pas les futurs dépositaires de ce patrimoine si précieux ?