UN PEU D'HISTOIRE...
Un clocher séparé de son église
Une tradition veut que ce soient les carrières locales et plus précisément le "champ Egremonts" qui fournirent les moellons destinés à l'ornementation de l'église actuelle, en remplacement de l'ancien sanctuaire détruit par les Autrichiens.
Elle fut déplacée pour éviter de gêner le cimetière, ce qui explique cette curieuse séparation d'avec son clocher. Elle a la forme d'un vaisseau et se termine en pans coupés. La maçonnerie principale est en briques agrémentées de pierres blanches aux lignes des fenêtre et à la corniche. C'est aux Prémontrés que l'on attribue sa reconstruction en 1777.
Bâtie également en pierre, la façade ne put résister à la lèpre du temps. Les briques de parement qui la recouvrent maintenant, pour être heureuses et solides en elles-mêmes, ne correspondent pas au reste du monument, et un ravalement dans l'esprit de l'ensemble aurait certainement été mieux venu.
Cette maladie a malheureusement atteint les rangées de pierres qui alternent sur le clocher avec les rangées de briques, et lui donnent cet aspect si caractéristique des anciennes constructions de notre région. Gennevoise signale qu'une pierre de soubassement porte la date de 1702.
A côté de l'église, l'ancien presbytère construit en 1777 avec les pierres du pays est désaffecté depuis la loi sur la séparation de l'église et de l'Etat mais sa façade mériterait, elle aussi, quelques soins. L'ensemble ne donnerait-il pas quelque éclat à ce qui fut le berceau de la commune ?
Comment l'autel de l'église d'Ath est-il arrivé à Hérin ?
Les deux autels en marbre des bas côtés semblent bien correspondre (en deux parties) à l'ancien autel d'Ath. Au centre de l'architrave de l'un figure un cartouche sommé d'un heaume qui devrait porter les armes des Florbecq; au centre de l'autre, cette inscription : "D.O.M./D. Iacobo de Florbecqz et D. Franciscae de Hennin Conjugibus Ioannes Bartista de Florbecqz Filius e Societate Jesu Lonebat / Anno MDCXXXII".
De savantes études d'archivistes ont permis d'établir que le père J.-Bte de Florbecq (Jésuite) éleva à la mémoire de ses parents, dans l'église Saint-Julien-d'Ath, un autel d'albâtre et de marbre d'une valeur de 1.200 florins. Le retable représentant le martyre de Saint-Julien.
Les mouvements hostiles aux Jésuites l'amenèrent à conduire cet autel à Valenciennes où il avait fait ses études, puis à Hérin ou peut-être même directement à Hérin.
Mais pourquoi Hérin ? Le mystère demeure...
La cense Duniol ou Petite Cense
La puissante abbaye de Vicoigne possédait de nombreux biens en terres et bâtiments, et particulièrement une "Grande Cense à Oisy", et une "Petite Cense à Hérin". Malgré les louables efforts des propriétaires, il apparaît difficile de préserver les "blancs", autrement dit les pierres. Pourtant, une fois encore l'ensemble mériterait un meilleur sort avec, quand on le regarde depuis le portail, un beau travail de briques sur les bâtiments de droite, la présence de deux arcades, et l'armoirie d'une troisième sur le bâtiment d'en face, qui semble antérieur au corps d'habitation dont certaines pierres de grenier portent la date de 1702.
Cette boucle vous permet d'avoir un aperçu d'Hérin sur une distance de 8 Km que vous pourrez faire en vélo ou à pied. Les caches sont à la portée des petits et des grands. Il n'y a pas de grandes difficultés.
Une petite fleur, emblême de PuccaGaru, se trouve dans chacune des boites pour le FTF s'il le souhaite.
Vous voici dans le coeur de Hérin