La commune de Marnaz est située en Haute-Savoie, dans la Vallée de l'Arve, au pied du massif du Bargy. Elle tient son mon de la marne, mélange de calcaire et d'argile, présente dans son sol, et qui permit le développement de la poterie qui fit la renommée de la commune pendant longtemps.
Autrefois, Marnaz faisait partie de la commune de Scionzier. Mais des dissensions apparaissent au sein du conseil municipal dès 1830. Les disputes, voire les bagarres entre habitants de Marnaz et Scionzier ne sont pas rares, et l'armée est même parfois obligée d'intervenir. Ce n'est qu'en 1866, par un décret de Napoléon III, que Marnaz se sépare de Scionzier et devient une commune à part entière.
Aujourd'hui, Marnaz compte un peu plus de 5 000 habitants. C'est une commune paisible et dynamique, où les manifestation culturelles (expositions régulières de sculptures et peinture), artistiques (nuit du blues, Marnaz Metal Fest …), sportives (Trail du Gypaète) ou familiales (montée au Lac Bénit) sont nombreuses et variées.
C'est avec plaisir que nous vous souhaitons la bienvenue et vous proposons de découvrir Marnaz avec une série de 7 caches disséminées sur le territoire de la commune. Vous pouvez faire ces caches dans n'importe quel ordre, cela n'a pas d'importance. N'oubliez pas votre crayon, aucune des caches n'en contient. Nous avons, pour chaque cache imaginé une petite légende. Lisez les avec attention, elles dissimulent des indices.
Bonnes recherches, et bienvenue à Marnaz.
La Chapelle Notre Dame de la Visitation
Construite en 1648, la Chapelle Notre Dame de la Visitation est le plus ancien édifice encore debout à Marnaz. Au gré des différents travaux de voirie, elle a fini par se retrouver au beau milieu d’un petit rond-point. Fermée au public, elle est parfois ouverte à quelques occasions, comme la Journée du patrimoine.
Légende indice ;
Cette chapelle était, il y a fort longtemps, un temple, érigé par un peuple adorateur du Soleil. Toute la vie du royaume était organisée autour de l’astre lumineux, et chacun gérait son temps en se référant au cadran solaire apposé sur la façade. l’Esprit du Soleil et celui du Ciel étaient amis, et alternaient leurs actions, pour permettre à l’Esprit de la Terre d’apporter bonheur et prospérité au royaume. Mais un effrayant Dragon arriva un jour et, pour le simple plaisir de répandre le malheur, avala le soleil. Privés du Soleil, l’Esprit du Ciel et celui de la Terre ne purent, à eux seuls, maintenir le royaume dans la prospérité. Le Magicien du Roi, par un enchantement, ouvrit alors une porte à l’intérieur même du temple. Tous les habitants du royaume franchirent cette porte, qui menait vers un monde secret et inconnu. Certes, dans cet autre monde, ils ne connurent pas le bonheur et la prospérité d’autrefois, mais vécurent libérés de la tyrannie du Dragon. L’Esprit de la terre et celui du Ciel se mirent alors d’accord pour faire fuir le Dragon. Tous deux déclenchèrent alors une série de cataclysmes dont ils avaient le secret. L’Esprit du Ciel, un jour de grande colère, fit s’abattre la foudre sur le Dragon avec une telle violence, que celui-ci, en tombant à terre, libéra le Soleil. Le temps passa et le Dragon, lassé de n’avoir personne à terrifier, finit par quitter le royaume. L’Esprit du Ciel, celui de la Terre et celui du Soleil restèrent seuls, pour toujours. Ils ne savaient pas que le Magicien, avant le grand départ, avait placé la formule magique qui ouvrait la porte dans une petite boîte, qu’il dissimula sous le petit autel dont il se servait pour les cérémonies. Il espérait qu’un jour quelqu’un la trouverait, prononcerait la formule, et permettrait ainsi à tout son peuple de franchir la porte dans l’autre sens, pour retrouver son royaume.