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ÉGLISE DE MEUX Mystery Cache

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LesChasses: ----------

Projet 'Church Micro' en préparation sur les 7 paroisses de La Bruyère.

Merci pour vos visites et en route pour d'autres aventures.


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Hidden : 11/5/2016
Difficulty:
3.5 out of 5
Terrain:
1.5 out of 5

Size: Size:   micro (micro)

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Geocache Description:

UNE PETITE ÉGLISE DANS LA GRANDE HISTOIRE...


POUR TROUVER LA PRÉSENTE GEOCACHE, IMPRÉGNEZ-VOUS DE CETTE HISTOIRE ET REMETTEZ DE L'ORDRE DANS LES SIX IMAGES PRÉSENTÉES AU BAS DE CE LISTING. LES PLUS ANCIENS FERONT APPEL À LEURS SOUVENIRS D'ÉCOLE ("EN CULOTTES COURTES" ;-), LES PLUS JEUNES À LA FÉE INTERNET...

BONNE CHASSE !


De l’évidente vigueur de la foi des périodes médiévale et moderne (époques pour lesquelles les historiens locaux ne disposent néanmoins que de peu de traces), les privations imposées par l’occupant français durant la période révolutionnaire semblent plutôt avoir constitué un incitant à cette foi. En, effet, tout au long du XIXe siècle, les péripéties entourant la constitution d’une paroisse autonome pour le village de Meux – et particulièrement la volonté d’érection d’un édifice du culte digne de ce nom – témoignent de cette ferveur immémoriale. Avec des personnalités de renom – par exemple les abbés E. Englebert, A. Dacosse ou J. Colin – la paroisse fut dynamisée tout au long du XXe siècle. Depuis quelques années, quelques prêtres ivoiriens sont venus assurer la relève, suivis par l'abbé P. Libbrecht depuis fin 2009.

Les lignes qui suivent se calquent en partie sur le passé de la paroisse de Saint-Denis dont la paroisse de Meux constitue une dépendance jusqu’en 1834.

Carte postale (1923)


LES ORIGINES CONNUES

Sous les Carolingiens, aux alentours de l'an 800, la paroisse de Meux dépend de celle de Saint-Denis. Durant les périodes médiévale et moderne, le village ne possède pas d’église à proprement parler, puisque seule la chapelle Saint-Sauveur permet l’exercice du culte. Cette chapelle est d’ailleurs détruite en 1829. Une pierre de Jérôme de Homblière datée de 1517-1542 en reste le seul témoin, matériel actuellement conservé dans l’église de Saint-Denis. Notons néanmoins qu’une seconde chapelle, plus éloignée du centre du village, permet provisoirement aussi la pratique du culte à la Commanderie de La Bruyère.


LES DÉBUTS DE L'ÈRE MODERNE

Politiquement dépendante du Comté de Namur, la paroisse de Meux est religieusement liée au diocèse de Liège (1305-1559) durant tout l’essor et le déclin du Moyen-Âge. De cette époque, le village de Meux ne conserve aucune trace connue, contrairement au riche patrimoine immobilier de la paroisse voisine de Saint-Denis. Mais au XVIe siècle, la tutelle de Liège prend fin. Une réorganisation de la cartographie religieuse s'impose.

D'une part, la répartition des circonscriptions ecclésiastiques de nos régions (treize diocèses) remontant pour la plupart à l'époque romaine ainsi qu'au Haut Moyen-Âge ne correspond plus du tout au découpage politique des XVII Provinces. À ce moment, les treize diocèses appartiennent à trois provinces ecclésiastiques situées hors du pays : Cologne, Trèves et Reims. Le diocèse de Liège, bien plus étendu que la Principauté de Liège elle-même, dépend plus particulièrement de l’archevêché de Cologne. Cette organisation ne tient d’ailleurs compte ni des langues parlées, ni de l'accroissement démographique. Une telle organisation chaotique génère nécessairement des problèmes de communication, particulièrement handicapants dans une Europe secouée par les idées des réformateurs. Les visites irrégulières dans les paroisses n'assurent plus vraiment aux autorités ecclésiastiques un contrôle efficace du clergé.

D'autre part, depuis la réforme de Luther au début du siècle, les progrès du protestantisme préoccupent avec acuité nos souverains catholiques, Charles Quint puis Philippe II. Comment "sauver" ce qui reste du catholicisme ? Une réorganisation rigoureuse de la répartition des diocèses donnerait ainsi une plus forte cohésion aux XVII Provinces et assurerait au souverain la nomination - et le contrôle partiel ! - du corps épiscopal. Un tel remaniement constituerait dès lors une arme efficace pour juguler les idées novatrices des réformés, un réel tremplin pour les idées de la Réforme catholique.


LA RÉORGANISATION TERRITORIALE DE 1559-1561

Le 12 mai 1559, le pape Paul IV consent à la réorganisation des évêchés dans nos régions. La bulle Super Universas supprime l'ancienne répartition et subdivise le territoire de nos régions en trois provinces ecclésiastiques en tenant notamment compte de l'aspect linguistique : voient ainsi le jour les archevêchés de Malines, Utrecht et Cambrai - ce dernier incluant les nouveaux diocèses d’Arras, Tournai, Saint-Omer et celui de Namur. À la mort de Paul IV (1559), le nouveau pape Pie IV confirme la bulle de son prédécesseur. Les limites du nouveau diocèse de Namur sont définies et les chanoines de Saint-Aubain deviennent les seigneurs de Saint-Denis. Bien que cette délimitation religieuse n’ait que peu à voir avec les limites de l’évêché actuel, les sept paroisses du secteur pastoral actuel de La Bruyère y sont déjà incluses. Le Projet de dotation et de circonscription de 1560 prévoit la tutelle de l’évêché de Namur sur : Bonesche, Esmynes (et hameau de Huglise), Meux (et hameaux de Mehaignoulle, Scley et Trypsee), Rysnes, Saint-Denys (et hameau de Isnes-Sauvages – bien que certains textes en fassent une dépendance de Bossière), Viller le heste et Waristoul. La bulle Ex Injucto (11 mars 1561) en assure l’application. Le Registra Vaticana de cette même année fait mention de la création des paroisses suivantes : Bovesche, Lesmynes (et hameau de HugliseSaint-Martin-Huglise), Meux (ScleySclefhaie), Rysnes, S. Denis, Viller le Heste et Waristoul.

Toute cette réorganisation fait inévitablement ombrage aux anciens privilèges : ceux de la noblesse, ceux des abbayes brabançonnes et particulièrement ceux des évêques liégeois. En 1562, le chapitre de Saint-Lambert s’oppose d’ailleurs fermement à l’installation du premier évêque de Namur, Antoine Havet. Quelques chanoines et le doyen du chapitre de Saint-Aubain sont même menacés par la justice liégeoise sans que toute cette affaire ne tracasse les ouailles des différentes paroisses. Quoi qu’il en soit, ce remaniement territorial mené parallèlement au Concile de Trente atteint son but : un meilleur contrôle du clergé dans la lutte contre la dissidence protestante. Les diocèses sont maintenant subdivisés en entités inférieures, les doyennés, ceux-ci étant constitués des différentes paroisses dont le guide avait "charge d’âme" (cura animorum). C’est d’ailleurs de cette appellation que dérive le nom de "curé".

LE XVIIIe SIÈCLE ET LA CHARNIÈRE RÉVOLUTIONNAIRE

En 1778, à la veille de la Révolution française, Meux (Raucourt, Tripsée, Mehaignoul, la Motte, Matinée) dépend le l’église mère de Saint-Denis, aux côtés de plusieurs communes et dépendances : Beuzet, Isnes-Sauvages (confirmation par la Carte de cabinet des Pays-Bas autrichiens de Ferraris,), Émines (Saint-Martin, le Chenoy, Hulplanche, le Tieu des Frênes et Seumois), Bovesse et Ostin. En 1794, la future Belgique est annexée par les révolutionnaires français à la suite de la victoire remportée à Fleurus sur les Autrichiens. Meux devient administrativement un territoire du département de Sambre-et-Meuse et subit dès lors la vindicte des lois françaises, notamment les lois restrictives au niveau de la pratique du culte. L’église mère de Saint-Denis est fermée (1796) et conséquemment le culte interdit ! Ceci ne tue néanmoins pas la foi : nous en avons pour preuve l’activité du curé François Joseph La Bar. Réfugié à Meux dans la ferme familiale du Vieux Raucourt, celui-ci célèbre régulièrement la messe clandestinement dans la grange de l'exploitation.

En 1801, conséquemment à la signature du Concordat entre Bonaparte et le Saint-Siège, bien que sous conditions, le culte catholique est rétabli. Les paroisses sont réorganisées en fonction de la législation concordataire de 1803-1804, puis de 1807-1808. Napoléon reconnaît les nouvelles circonscriptions paroissiales arrêtées par les évêques, en accord avec les préfets. La chapelle Saint-Sauveur est acquise par un royaliste français réfugié dans notre région, J.-B. Buiron. Celui-ci la met à la disposition de la population, tandis que la paroisse de Meux reste toujours une succursale de celle de Saint-Denis. Le 12 janvier 1813, la paroisse de Meux est érigée en chapellenie par décret impérial.

RENAISSANCE

En 1829, la croissance démographique exige l’édification d’un édifice du culte plus vaste que la chapelle Saint-Sauveur. Une petite église (12 X 28 m) est construite et mise en service à l’emplacement de l’entrée actuelle du cimetière de Meux. La paroisse de Meux reste pour l’heure sous la tutelle de celle de Saint-Denis. Ce n’est qu’en mars 1834 que l’émancipation de Saint-Denis a lieu : la paroisse de Meux est déclarée autonome par l’évêché de Namur. Reconnue par arrêté royal le 22 juin 1834, la paroisse est incluse au doyenné de Leuze en 1837. Entre 1834 et 1890, le petit édifice "du cimetière" relativement mal conçu se dégrade rapidement. Des lézardes dans les murs sont constatées. Restauration ou reconstruction de l’église sont à l’ordre du jour des délibérations du conseil de fabrique dès 1870-1871. Victime de la foudre le 4 mai 1887, l’église est incendiée et complètement détruite. Le 20 juin 1889, un arrêté royal autorise la construction d’une nouvelle église dans la Rue du Village.

NOTRE-DAME DE L'ASSOMPTION

Dans la foulée, sur les plans de l’architecte E. F. Stassin de Namur, l’église néo-romane actuelle est construite. Plus grande que celle "du cimetière" (42,5 X 18,2 m), cette église est la plus vaste de La Bruyère. Le terrain étant particulièrement marécageux, le bâtiment est construit sur pilotis et sur des remblais provenant de l’ancienne église paroissiale. La nouvelle construction est inaugurée à la Noël 1890 et est consacrée à Notre-Dame le 4 février 1891. La personnalité de l'abbé F. Daury (1839-1893), licencié en théologie, contribua grandement à cette renaissance. De la trempe d'un chanoine Coste, ce prêtre, arrivé à Meux en 1878, marquera son temps par ses activités pour le moins hétéroclites : édition d'un Livre des familles , d'une carte du village munie des différents noms de rues, de lieux-dits et de patronymes, étude des langues anciennes et passion pour la botanique. Cette dernière activité l'amena à mettre au point et à commercialiser un remède traitant différentes formes de rhumatismes et autres affections dont une part des bénéfices aurait aidé à financer la construction de la nouvelle église.

AVATARS

En 1894, le presbytère est édifié par la commune, le jardin presbytéral appartenant à la fabrique. Vers 1900, pose du maître-autel néo-roman. En 1903, mise en place de verrières aux fenêtres des nefs latérales. En août 1911, installation des vitraux du chœur. En 1912, aménagement de deux autels latéraux et d’un orgue avec buffet. En 1924, montage des dix vitraux des nefs latérales. Le 21 juillet 1943, l’occupant allemand confisque deux des trois cloches, l’une datée de 1823 et l’autre de 1834. Le 7 août 1949, consécration de deux nouvelles cloches par monseigneur Koerperich.

La place il y a...

Qui peut nous aider à dater cette photo aérienne ? Un jardin de curé cerné d'un mur entourait le presbytère.

Années 1960... 1970 ???

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TEXTE REPRODUIT AVEC L'AIMABLE AUTORISATION DE L'AUTEUR DE CES LIGNES, ÉRIC B. LAUWERS, QUI NOUS A FOURNI SES SOURCES D'INFORMATION (TEXTE RÉDIGÉ EN JUILLET 2004 POUR LE SECTEUR PASTORAL DE LA BRUYÈRE, REMIS À JOUR EN MAI 2010) :

R. DELOOZ, La Bruyère. Commune du Namurois, Namur, 1986 ; E. DE MOREAU s.j. (sous la dir. de), Histoire de l’Église, 3e éd., Tournai-Paris, Casterman, 1931 (Collection belge de manuels d’histoire) ; E. DE MOREAU s.j., Histoire de l’Église en Belgique, t. V : L’Église des Pays-Bas (1559-1633), Bruxelles, L’Édition Universelle, 1952 ; J.-C. DUJARDIN, Félicien Daury, dans Art et histoire. Culture, Loisirs de Meux et environs (AHCLM), n° 16, 2002, p. 15-19 ; J.-C. DUJARDIN, L’église Notre-Dame de l’Assomption, dans AHCLM, n° 17, 2003, p. 22-27 ; M. FRAITURE, Le patrimoine rural à La Bruyère. Itinéraire de découverte – Journée du patrimoine, La Bruyère, 1996 (Maison de la Mémoire de La Bruyère) ; J. GENNART s.j., Diocèse de Namur. Paroisses et édifices du culte. 1808-1979, Namur, Céruna, 1980 (Répertoires Meuse-Moselle) ; J. GENNART s.j., Diocèse de Namur. Paroisses et édifices du culte. 1808-2002, édition revue et augmentée (2003) : disponible en ligne ; P. GILLES, Il y a 50 ans, consécration de deux cloches de la paroisse de Meux, dans AHCLM, n° 14 , 1999, p. 24-25 ; F. JACQUES, Le diocèse de Namur en mars 1561. Étude de géographie historique, Bruxelles, Palais des Académies, 1968 ; C. J. JOSET s.j. (et collab.), Répertoire, par diocèses et doyennés, des paroisses en 1789, Namur, Ceruna, 1980 (Répertoires Meuse-Moselle) - et merci à Paul Gilles pour ses conseils avisés.

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POUR TROUVER LA GEOCACHE...

Coordonnées finales :


N50° 3 (B – C + F). (B – A – D) (E – A + F) (D X A – E)


E004° 4 (D + E + F). 0 (D X C : D) (A + D + F)


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