Une statuette de la Vierge Marie Salvatrice.
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Dans un des sapins du Bois-de-Robe se trouvait une statuette de la Vierge Marie.
Les habitants avaient coutume de l'invoquer pour se prémunir de la grêle et des assauts des brigands qui empruntaient la route du col des Rangiers.
Lorsque les troupes françaises envahirent le territoire en 1793 et que les premiers soldats firent leur apparition à Develier, un événement qui allait marquer à jamais les annales du village se produisit.
Un soldat piqua par dérision la petite Notre-Dame du Bois-de-Robe au bout de la baïonnette de son fusil.
Révolté par cette scène, une femme courageuse la récupéra et la mit à l'abri des outrages. Plus tard, lorsque la situation se calma, la bourgeoisie du village replaça la sainte image dans un sapin, au Bois-de-Robe. Les voyageurs pouvaient ainsi continuer à bénéficier de sa bienveillance.
Bien longtemps après, en pleine Deuxième Guerre mondiale, le capitaine Marcel Nussbaumer, ancien maire, fut capturé par les Allemands. Dans les camps de la mort, il priait sans cesse Notre-Dame du Bois-de-Robe pour se donner du courage. Il s'était juré de bâtir un oratoire pour la sainte représentation s'il sortait vivant de l'horreur de la guerre. Libéré en 1943, Marcel Nussbaumer retourna sur ses terres d'origines. S'en tenant à l'adage selon lequel chose promise chose due, il fit ériger le 15 août 1946, jour de l'Assomption de la Vierge Marie, un petit oratoire.