Comme les autres français régionaux issus de la colonisation française de l'Amérique, il a suivi sa propre évolution par rapport au français que parlaient les premiers colons et aujourd'hui il existe certaines différences à travers la diaspora acadienne. Certains traits sont donc archaïques (préservent un état ancien de fait), tandis que d'autres sont plus innovateurs. Parmi les archaïsmes, l'acadien est, entre autres, caractérisé par le vocabulaire et certains traits réminiscents de la langue de Rabelais et de Molière.
Les linguistes ne s'accordent pas encore sur ses origines d'autant que seuls les actes de baptême peuvent confirmer les origines des Acadiens. La plupart des colons étant originaires de l'Anjou, du Poitou, de l'Aunis, de la Touraine, de la Saintonge, ou du pays Basque, on y retrouve l'influence des langues d'oïl du Grand Ouest (au nord-ouest l'angevin, le manceau et le tourangeau, au sud-ouest le poitevin-saintongeais), différents, au XVIIe siècle, du français parisien. On y retrouve entre autres le r alvéolaire roulé, et la prononciation de la syllabe finale sous la forme plurielle du verbe à la troisième personne.
Certains mots acadiens comme galipote, à l'origine « sorte de loup-garou » et chasse-galerie, à l'origine « chasse sauvage parcourant le ciel », remontent au poitevin (poit. ganipote, chace-galerie ou chace-galerine), tandis que d'autres comme chancre « crabe » et écureau « écureuil » (ainsi que le québécois écureu(x)) relèvent de l'angevin. Bien que les zones rurales de ces régions en France conservent des traits communs avec l'acadien (/r/ roulé, certains mots de vocabulaire, palatalisation, etc.), la plupart des francophones, y compris certains Canadiens-français, comprennent difficilement l'acadien au premier abord, car on ne l'entend pas souvent en dehors des provinces maritimes.
On considère la Gaspésie, péninsule du Québec, comme le seul endroit, en dehors de l'île de Jersey, où l'on a trouvé des locuteurs du jersiais. On retrouve dans le français acadien une ressemblance remarquable avec le jersiais, soit la conjugaison au parfait de la 1re personne du pluriel. Cependant, alors que quelqu'un parlant le jersiais dira j'avons ieu, un Acadien dira j'avions eu (nous avons eu), comme l'a rendu célèbre le personnage de la Sagouine, créé par Antonine Maillet.
LES COORDONNÉES INDIQUÉES NE SONT PAS CELLES DE LA CACHE
Pour trouver les bonnes coordonnées, vous devrez répondre correctement à une série de questions à choix multiples sur le vocabulaire du français acadien (surtout sur le français acadien du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, ma région natale).
Identifier la version française standard des mots acadien suivant:
N 48° 20.ABC O 070° 53.DEF
A: Chancre
- Homard = 0
- Crabe = 6
- Pétoncle = 9
B: Pomme de pré
- Canneberge = 7
- Patate = 8
- Oignon = 9
C: Madouèce
- Moufette = 0
- Porc-épic = 2
- Canard = 7
D: Mocauque
- Terrain marécageux propice à la croissance des airelles = 3
- Butte/colline = 4
- Ruisseau = 9
E: Tchais
- Bateau =0
- Quai = 1
- Marrais - 7
F: Bourne
- Requin = 0
- Baleine = 2
- Cage à homard = 4
Pour vérifier vos réponses - La somme des chiffres manquants = 23