A proximité du verdeau de l’ancienne fosse ardoisière des fidèles trépassés, se dresse la chapelle Sainte Barbe (patronne des mineurs). Elle fut construite en 1821 par les ouvriers de l’ardoisière Saint-Roch. Barbe est la sainte patronne des mineurs, elle naquit à Nicodémie en Asie Mineure au début du 2ème siècle. Son père était un fonctionnaire de l’Empire romain. Très attaché au paganisme, il ne cessa de la persécuter pour lui faire abjurer sa foi chrétienne. Il entreprit de choisir un fiancé à sa fille, pensant que l’amour la remettrait dans le bon chemin.
Elle refusa le choix paternel au nom de sa liberté personnelle, mais aussi du fait que ce prétendant était païen. De colère, son père la fit enfermer dans une tour percée de trois fenêtres garnies de grilles de fer rendant toute évasion impossible. Seule et abandonnée, elle invoqua la Sainte Trinité représentée par chaque lumière qui pénétrait dans les trois baies.
Sa prière à peine achevée, un orage effrayant se déclencha et la foudre tomba sur la tour, faisant s’écrouler les murs de celle-ci et libérant la jeune femme. Capturée par son père, elle sera décapitée.
La chapelle Sainte Barbe fut restaurée par le troisième génie de Charleville-Mézières en 1970. La statue qui ornait alors cet édifice a été volée en 1989. Celle qui la remplace provient d’un don du curé d’Oignies- en-Thiérache (Belgique).
La forme du monument est semi-circulaire, fermé par un portail en bois à double battant dont le linteau présente une inscription. Le toit, en pavillon, est surmonté d’une flèche prolongée par une croix en fer forgé. Sa couverture en ardoise présente un motif en forme de croix réalisé à l’aide d’ardoise verte. Un petit autel orne l’intérieur. Ayant subi plusieurs vols et dégradations, la chapelle Sainte Barbe a été rénovée en 2008 suite à l’ouverture d’une souscription.
A noter qu’une bannière de confrérie accompagne la statue de Sainte Barbe lors de la procession qui a lieu à l’église Saint Georges le 4 décembre. Celle-ci fut offerte à la confrérie Sainte Barbe de Fumay par le prêtre de la paroisse d’Oignies en 1998.